Soudage de l'aluminium par friction-malaxage

Une nouvelle technologie prometteuse

Le maire Jean Tremblay, le ministre Denis Lebel,... ((Photo Michel Tremblay))

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Le maire Jean Tremblay, le ministre Denis Lebel, le recteur de l'UQAC Martin Gauthier et Gilles Déry, président du Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage, ont inauguré le Centre de transfert et de développement d'affaires.

(Photo Michel Tremblay)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les entreprises spécialisées dans les métaux ouvrés auront l'occasion d'élargir leur expertise vers le procédé automatisé de soudage de l'aluminium par friction-malaxage avec l'ouverture du Centre de transfert et de développement d'affaires installé sur les terrains de l'UQAC.

Le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier, accompagné du ministre fédéral Denis Lebel, du maire Jean Tremblay et de Gilles Déry, président du Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'UQAC, ont procédé à l'inauguration de cet équipement d'une valeur de six millions$ qui est considéré comme unique au Canada. Le soudage par friction-malaxage permet de réaliser des soudures à l'état solide sans faire fondre le matériau à l'aide d'un épaulement et d'un pion mis en rotation. Lorsque l'épaulement en rotation entre en contact avec la surface de l'aluminium, le frottement généré produit un échauffement du matériau qui le rend malléable un peu comme de la pâte à modeler, ce qui permet de réaliser l'assemblage. Au Québec, une seule entreprise utilise ce procédé, soit Groupe Tremblay de Saint-Anicet.

Lyne Saint-Georges, la scientifique qui, avec Laszlo Kiss, oeuvre au centre de transfert, explique que même si ce procédé est encore peu connu des entreprises québécoises, il commence à être appliqué chez certains constructeurs d'avions et d'automobiles à la suite des approbations obtenues des autorités réglementaires. «Des pièces d'avions commencent à être soudées comme c'est le cas pour l'Éclipse, ce qui évite l'utilisation de rivets et offre une réduction de poids. Des supports de moteur de la Honda Accord 2013 en acier et aluminium sont soudés avec cette technologie tout comme des grands écrans d'ordinateurs iMac. L'utilisation de cette technologie requiert une nouvelle façon de faire la conception de certains produits», explique Mme Saint-Georges.

Les entreprises désireuses de développer leur expertise en soudage par friction-malaxage à l'aide de cette machine qui peut souder des pièces jusqu'à un pouce d'épaisseur d'une dimension de 18 mètres de longueur par 3,5 mètres peuvent bénéficier des services du centre en production précommerciale et pour de courtes séries. Il en coûte aux environs de 1000$ par jour pour l'utilisation du centre.

Selon M. Déry, l'acquisition de cette technologie a été bien accueillie par le milieu et des projets de transfert sont actuellement en cours avec des entreprises québécoises. Dès qu'elles auront acquis l'expertise, les entreprises auront l'opportunité ou non d'acquérir les équipements qui leur conviennent.

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