Résolu ne pourra récupérer rapidement ses certificats FSC

Une menace sérieuse plane sur Kénogami

L'usine Kénogami de Résolu.... ((Archives))

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L'usine Kénogami de Résolu.

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(Chicoutimi) La papetière Résolu ne sera pas en mesure de récupérer ses certificats FSC avant encore plusieurs mois en raison de la complexité des litiges entre Québec et les Cris. L'avenir de la papeterie Kénogami ne tient donc plus qu'à un fil depuis que Best Buy a décidé de s'approvisionner en papier auprès d'un fournisseur possédant la certification FSC.

Mercredi, le président de Résolu, Richard Garneau, a rencontré le premier ministre Philippe Couillard et le ministre responsable des Forêts, Laurent Lessard, dans le but de faire le point sur les éléments à corriger pour récupérer les certificats FSC.

Québec doit gérer le conflit avec les Cris qui n'ont pas donné leur consentement libre et éclairé à l'exploitation des unités d'aménagement en litige. Le gouvernement a aussi reconnu qu'il avait la responsabilité de tout le volet entourant la question du caribou forestier des aires protégées. Selon l'attaché de presse du ministre, Pierre Olivier Lussier, ces éléments complexes vont nécessiter un certain temps.

Le Grand conseil des Cris a signifié son opposition par des recours devant les tribunaux. Québec n'aurait pas respecté les termes de l'entente Baril-Moses en vertu de laquelle les dispositions encadrant l'exploitation forestière devaient être les mêmes que celles contenues dans la Paix des Braves. Le gouvernement a plutôt choisi d'appliquer le Régime forestier québécois.

D'après les recherches menées par Le Quotidien, le problème avec les Cris dissimule aussi une affaire de chevauchement avec le territoire ancestral de la bande indienne de Mashteuiatsh. Il est donc assuré que la communauté du Lac-Saint-Jean ne laisserait pas appliquer sur son territoire un traité convenu avec une autre nation. Le gouvernement n'a toutefois pas confirmé cet autre litige.

En ce qui concerne le caribou forestier, Québec doit donner suite au plan de rétablissement et surtout déterminer comment il pourra régler ce dossier en évaluant la création d'aires protégées. Encore là, selon les propos de M. Lussier, il est impossible d'agir rapidement en raison du cadre législatif entourant ces décisions gouvernementales.

L'attaché de presse du ministre ne s'est pas avancé sur un échéancier relatif aux problèmes relevant du ministère des Forêts, pas plus qu'il n'a pu répondre lorsque Le Quotidien lui a soumis des informations très sérieuses voulant que la crise des certificats menace sérieusement la papeterie Kénogami.

Il a réitéré que Quéebc prenait très au sérieux cette crise des certificats pour Résolu et les emplois qui découlent des approvisionnements forestiers provenant des deux territoires en cause. Le gouvernement est entré en contact avec Best Buy pour déléguer des hauts fonctionnaires afin de présenter le régime forestier québécois et faire changer la décision d'affaires du géant du commerce. Best Buy n'avait toujours pas relevé l'invitation du gouvernement du Québec en date d'hier.

Le gouvernement doit aussi surveiller la situation avec la communauté d'Opitciwan où le chef Christian Awashish dénonce le comportement de l'État à l'endroit de son peuple en lien avec la gestion de la forêt. Le porte-parole du ministre Lessard a indiqué que cette sortie était surprenante dans les circonstances.

«La communauté opère une scierie en partenariat avec Résolu. Chaque jour qu'elle transforme un mètre cube de bois, elle confirme qu'elle donne son consentement à l'exploitation forestière», a indiqué l'attaché de presse.

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