Zoo sauvage de Saint-Félicien

Une femelle ours blanc en cadeau

Josée Tremblay, vétérinaire du Zoo sauvage, Trine Hammer... ((Courtoisie))

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Josée Tremblay, vétérinaire du Zoo sauvage, Trine Hammer Jensen, vétérinaire du Zoo d'Aalborg et Jens Sigsgaard, directeur de la collection animale posent devant Milak, endormie pour son transfert dans une autre cage.

(Courtoisie)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(ALMA) Le Zoo sauvage de Saint-Félicien accueille une nouvelle pensionnaire. Vedette du centre zoologique d'Aalborg, au Danemark, Milak s'installe au Lac-Saint-Jean.

La femelle ours blanc de six ans vient tout juste d'arriver au zoo, après une opération de transport qui aura duré quelques jours, entre l'Europe et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les visiteurs devront toutefois patienter encore quelques semaines avant de rencontrer Milak. L'animal de 300 kilos doit d'abord terminer la période de quarantaine.

Le zoo danois a offert gratuitement Milak au Zoo sauvage de Saint-Félicien. Un cadeau pour contribuer à la survie de cette espèce en voie de disparition, explique la vétérinaire du zoo, Dre Josée Tremblay.

«Ils suivent eux aussi un plan pour que la survie de l'espèce soit la plus grande possible. Ils ont choisi le Zoo sauvage de Saint-Félicien, en raison de la qualité de nos installations, notamment notre habitat qui est plus grand. Mais aussi parce que nous avons un mâle, un endroit bien aménagé pour la maternité et déjà un succès de reproduction à notre actif», détaille la vétérinaire.

Selon cette dernière, toute l'Amérique du Nord profitera de cette nouvelle pensionnaire qui contribuera à diversifier le potentiel génétique des ours blancs en résidence dans les zoos. En effet, c'est la première fois qu'une femelle ours avec une telle génétique vit au pays. «Elle a une grande valeur génétique. Une valeur qui n'a jamais encore été représentée ici. On a de la chance de l'avoir au Canada», insiste Dre Josée Tremblay.

Pour accueillir Milak, le Zoo sauvage de Saint-Félicien a dû défrayer la facture du transport, qui aura coûté plus de 16 000$, incluant la cage spécialement conçue pour elle. Le déménagement s'est d'ailleurs déroulé sans anicroche, dans les airs autant qu'au sol.

«L'ours a été anesthésié au départ pour entrer dans la cage. Mais tout au long du transport, elle est restée réveillée. Dans l'avion, elle se trouvait en dessous de nous. C'était particulier. Heureusement, elle est demeurée très calme», raconte Mme Tremblay, qui avait cependant des doses de drogue en cas d'urgence.

Carl Larouche de Saint-Métode a quant à lui assuré le transport de Milak entre Montréal et Saint-Félicien. Le camionneur en était à son 12e transfert d'ours polaire.

«J'ai fait aussi plusieurs autres espèces, dont des caribous et un chameau. Mais l'ours polaire, c'est toujours plus impressionnant. C'est un peu l'emblème du zoo», laisse tomber le camionneur.

Milak fera son entrée dans son nouvel habitat dans quelques semaines. Le protocole d'introduction au mâle, Yélé, sera alors entamé. Quant à Aisaqvak, elle se trouve en période de gestation, dans un autre enclos du zoo. La direction du zoo compte présenter publiquement Milak à la fin du mois de janvier.

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