«Manque de jugement» du policier

Pas question de congédiement

Le chef de la police de Saguenay, Denis... ((Archives))

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Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher, confirme les suspensions au sujet de l'agent Stéphane Laberge, alors que le maire Jean Tremblay refuse de commenter le dossier.

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(Chicoutimi) L'agent Stéphane Laberge a bel et bien détruit des pièces à conviction. Mais il ne l'a pas fait pour protéger qui que ce soit. Il ne sera pas congédié étant donné qu'il a déjà reçu sa punition (deux suspensions). Par contre, il n'a plus droit à l'erreur.

Le chef de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Denis Boucher, a accepté de répondre aux questions du Quotidien relativement à l'un des membres de la force constabulaire de Saguenay.

« Il est vrai que M. Laberge a détruit des pièces à conviction. Non, il ne l'a pas fait pour protéger qui que ce soit, bien au contraire. C'était circonstanciel. Ce fut un manque de jugement de sa part. Il est aussi dur de savoir la quantité détruite, car elle a justement été détruite », lance le chef Boucher, qui précise que les dirigeants du service de police ne tolèrent aucun écart de conduite de la part de ses membres. Chaque fois que ça se produit pour une allégation criminelle, l'état-major discute avec le ministère de la Sécurité publique afin de voir qui s'occupera de l'enquête, soit le corps policier local ou la Sûreté du Québec.

« Une fois que l'enquête interne est faite, le dossier est soumis à un substitut du procureur général du Québec pour éviter les apparences de conflit d'intérêts. Dans les deux dossiers de Stéphane Laberge, le procureur n'a pas été en mesure de faire une preuve hors de tout doute pour l'accusé au criminel », indique le chef de police.

Une fois cette décision rendue, le dossier s'est retrouvé à l'interne au quartier général de la SPS.

« L'agent a été suspendu avec solde durant l'enquête et l'a été sans solde ensuite. En raison des éléments que nous avions et de la jurisprudence, nous avons rendu une sentence appropriée. Pour nous, les dossiers sont clos. Il ne sera pas congédié. Nous n'avons pas l'intention de rouvrir les deux affaires, même si des détails sont dévoilés au grand public. Il est conscient de ce qui pourrait lui arriver si on revoyait son nom dans des dossiers comme ça. Il y a des limites et il a poussé sa chance au maximum », précise le chef Denis Boucher.

De bons policiers

Le grand patron de la sécurité sur le territoire de Saguenay ne cache pas sa déception de voir une autre fois son organisation éclaboussée sur la place publique.

« Ce n'est pas l'ensemble de nos policiers qui agissent comme ça. Nous accomplissons du bon travail et nous le faisons de manière professionnelle. Je n'ai pas l'intention de resserrer les rangs. Nous rappelons régulièrement à nos agents l'importance du professionnalisme et du respect des lois. Concernant les faits allégués, il est difficile de deviner qu'un policier va agir de cette façon. Nous n'avons pas de contrôle. Nous avons été placés devant le fait accompli », conclut Denis Boucher.

Du côté de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay, le président Jean-François Imbeault confirme que le dossier est clos et que leur membre a été réprimandé et a subi les conséquences pour les gestes posés

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