Litige entre Greenpeace et Résolu

Les syndicats rencontrent Philippe Couillard

Ghislain Laprise, Daniel Leblond et Pascal Cloutier ont discuté... ((Photo Louis Potvin))

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Ghislain Laprise, Daniel Leblond et Pascal Cloutier ont discuté pendant 45 minutes avec le député de Roberval concernant le litige opposant Geenpeace et Résolu.

(Photo Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) « C'est-tu Greenpeace qui gère la forêt au Québec, coudonc? »

C'est la question qu'ont posée trois présidents de syndicats Unifor lors d'une rencontre privée avec le premier ministre Philippe Couillard. Pascal Cloutier, Ghislain Laprise et Daniel Leblond ont discuté pendant 45 minutes avec le député de Roberval concernant le litige opposant Geenpeace et Résolu.

« Nous avons eu une excellente rencontre et nous sommes satisfaits des réponses obtenues. Il a promis d'agir et il entend démontrer que c'est le gouvernement qui mène au Québec concernant l'industrie forestière », a mentionné Daniel Leblond.

Ragaillardis par cette rencontre, les trois syndiqués vont créer un comité pour continuer le combat contre Greenpeace. « Toutes les actions sont envisagées et analysées; un coup d'éclat, des poursuites contre Greenpeace et/ou un boycott de Best Buy », a souligné Ghislain Laprise, président du syndicat de la scierie de La Doré. Ce comité sera composé également des maires de Saint-Félicien, Dolbeau-Mistassini, La Doré et le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine.

Les membres veulent se concerter pour réussir à faire changer les choses pour que Greenpeace cesse de véhiculer des menaces envers l'industrie forestière. « C'est assez, ça n'a plus de bon sens. On est rendu à bout. On a une écoeurantite aiguë. Ils ne font que mentir. Pourquoi ils ne s'attaquent pas aux autres compagnies forestières qui coupent du bois sur les mêmes parterres de coupe que Résolu? Pourquoi ils ne s'attaquent pas aux sables bitumineux? Pourquoi ils ne s'attaquent pas à toutes les compagnies qui produisent des appareils électroniques qui polluent beaucoup plus que l'industrie forestière? », soulève Pascal Cloutier, président du syndicat de la papetière de Dolbeau.

Daniel Leblond est satisfait que le premier ministre se soit engagé à rencontrer Best Buy pour qu'il change d'idée et ainsi éviter de faire perdre un contrat important à l'usine à papier de Kénogami. On ne veut pas que le groupe environnementaliste poursuive sa cabale contre d'autres chaînes de magasins comme Canadian Tire ou Home Depot.

« Il faut que Greenpeace comprenne que la capacité forestière du Québec est déterminée par le Forestier en chef et qu'ensuite le gouvernement décide à quel endroit et combien de bois sera coupé. Ce n'est pas l'industrie qui décide. Les compagnies sont devenues des contracteurs du gouvernement depuis le nouveau régime forestier », informe le président du syndicat de la scierie de Mistassini.

La semaine dernière, Philippe Couillard affirmait dans nos pages que Greenpeace était allée trop loin et qu'il interviendrait pour tenter de rétablir la situation. Il a confirmé que des points en litige concernant la perte de la certification FSC étaient la responsabilité du gouvernement, soit les négociations avec les autochtones et la protection du caribou forestier.

Les trois présidents pensent que la seule façon de faire taire Greenpeace serait d'être en mesure de les poursuivre en diffamation.

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