L'Abysse du Fjord n'est pas mort

Le projet L'Abysse du Ford de la Fromagerie Boivin n'est pas mort. Il pourrait... (Rocket Lavoie)

Agrandir

Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(CHICOUTIMI) Le projet L'Abysse du Ford de la Fromagerie Boivin n'est pas mort. Il pourrait refaire surface, mais le fromage ne sera cette fois-ci pas soumis à la pression du fjord du Saguenay, mais plutôt à celle d'une chambre hyperbare.

Le projet expérimental L'Abysse du Fjord avait fait les manchettes dans la province lorsqu'une cargaison de plusieurs centaines de kilos de fromage cheddar avait été perdue. Elle avait été immergée dans le fjord à plus d'une centaine de mètres de profondeur. Malgré les recherches des plongeurs, la précieuse cargaison n'a jamais été retrouvée.

La Fromagerie Boivin avait tenté à nouveau l'expérience en 2006. La cargaison avait été immergée quelques mois.

Par la suite, la fromagerie avait voulu reproduire la pression des profondeurs du fjord dans une chambre froide. Cependant, le fromage qui y avait été placé a été jeté après l'incendie de la fromagerie, en 2011.

Le directeur général de la fromagerie indique que son organisation n'a toutefois pas abandonné le projet. Cependant, avec la reconstruction de la fromagerie, la production et la commercialisation de plusieurs nouveaux produits, l'entreprise n'a pas eu le temps de se pencher à nouveau sur le projet. Elle compte le faire lorsque les temps seront plus propices. "Ça ne paraît pas, mais roder parfaitement une fromagerie, ça prend du temps», souligne M. Boivin.

Adieux profondeurs

L'idée d'immerger le fromage dans les eaux du fjord a été abandonnée, puisqu'il serait difficile de commercialiser le produit en raison de la réglementation en vigueur sur les aliments au Québec et au Canada.

«Les règles se sont durcies, dans l'alimentation et du côté environnemental, et il faut que le fromage soit produit dans un établissement agréé, précise Luc Boivin. La législation est différente ici, car en Europe, par exemple, ils peuvent dans certains endroits immerger du vin ou du champagne, mais ce genre de pratique n'est pas possible ici.»

Reproduire le niveau de pression en chambre hyperbare sur le fromage aurait le même impact que dans les profondeurs du fjord saguenéen, estime M. Boivin. «Une telle pression modifie le travail des enzymes qui coupent les protéines en chaînes d'acides aminés, ce qui aurait un impact sur le goût et la texture», souligne l'homme d'affaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer