Philippe Couillard juge la situation suffisamment préoccupante pour intervenir

Greenpeace va trop loin

Le premier ministre Philippe Couillard.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Le premier ministre Philippe Couillard.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) « Greenpeace ne doit pas seulement prendre en compte les aspects environnementaux, mais doit aussi considérer les effets de leurs campagnes sur les travailleurs de la forêt. »

Le député de Roberval et premier ministre Philippe Couillard considère que l'organisme environnemental va trop loin. Même s'il demeure prudent dans ses commentaires, il juge la situation suffisamment préoccupante pour remettre Greenpeace à l'ordre. « Notre rôle est de rétablir la vérité. Nous avons le système forestier le plus strict au monde. Il faut le rappeler. Nous allons rencontrer Best Buy et d'autres clients pour leur expliquer notre façon de faire. Nous avons rencontré des clients des compagnies forestières aux États-Unis et à Londres et nous allons continuer à le faire. Il est important de mettre les choses en perspective », a-t-il ajouté.

Le premier ministre va rencontrer le grand patron de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau, la semaine prochaine, pour tenter de dénouer l'impasse avec Greenpeace et discuter des contraintes liées au nouveau régime forestier. Il admet que le gouvernement a des responsabilités en ce qui concerne certains aspects de la norme FSC. La multinationale a perdu deux certifications sur deux territoires de coupe dans la région. « Pour le caribou forestier et le dossier de l'Approche commune, c'est notre responsabilité et nous allons travailler à trouver des solutions. D'autres aspects touchent la compagnie. Il faut que tout le monde mette du sien pour régler la situation », a mentionné M. Couillard

Une rencontre entre le gouvernement, Greenpeace et Résolu est souhaitable, assure-t-il.

En tant que député de Roberval, il veut tout faire pour éviter que des emplois soient perdus à cause du conflit entre Greenpeace et Résolu.

Philippe Couillard ne veut pas dire si les tactiques employées par Greenpeace sont déloyales et enfreignent certaines règles. Il ne pense pas que de changer la législation concernant les poursuites bâillon est une solution. « C'est difficile légalement d'intenter quoi que ce soit. Il s'agit d'un lien d'affaires compliquées comme l'on retrouve dans les pêcheries. Il faut donc trouver un terrain d'entente. Par contre, c'est notre rôle de corriger les inexactitudes véhiculées par les différents groupes environnementaux.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer