Nicolas Mainville, Greenpeace

«C'est la faute à Résolu et Richard Garneau»

Nicolas Mainville considère que Greenpeace n'a rien à... ((Courtoisie))

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Nicolas Mainville considère que Greenpeace n'a rien à se reprocher sur les conséquences que pourraient avoir leurs attaques contre Résolu sur l'économie régionale et sur les emplois.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Greenpeace considère que les travailleurs de Produits forestiers Résolu tombent dans le panneau de la multinationale en voulant faire taire les environnementalistes par une poursuite judiciaire.

« C'est la faute à Résolu et Richard Garneau si votre région se retrouve dans cette situation. Ce n'est pas en s'attaquant à Greenpeace que la situation va s'améliorer. Je comprends l'inquiétude des travailleurs et je la partage, mais ils se trompent de cible. C'est auprès de la compagnie qu'ils doivent faire pression pour qu'elle regagne sa certification FSC. C'est Résolu qui les prend en otage », avance le directeur de Greenpeace Québec, Nicolas Mainville.

Ce dernier estime que son groupe n'a rien à se reprocher dans toute cette histoire de pression exercée sur Résolu en ciblant des clients de la compagnie comme Best Buy. La décision de la chaine de magasins de changer de fournisseur pourrait avoir des conséquences sur l'avenir de l'usine Kénogami. « Ça fait plus d'un an que Résolu sait qu'elle a treize non-conformités à la certification. Demandez-leur ce qu'ils ont fait? Rien! C'est Richard Garneau qui est à blâmer, et lui seul. C'est lui qui a mis sa compagnie dans le pétrin. Il avait tout en main pour retrouver les deux certifications perdues au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il n'a pas fait la job et maintenant il est en mode panique », mentionne-t-il.

Même si certains éléments de la norme FSC sont du ressort du gouvernement, comme les négociations avec les premières nations et la protection du caribou forestier, Greenpeace considère que Résolu avait le devoir de négocier avec le gouvernement. « Ce sont les compagnies forestières qui sont détentrices de la norme. C'est à elles de faire les démarches pour régler les non-conformités et de faire en sorte que la situation se corrige. Qu'il arrête de blâmer tout le monde. Pourquoi des compagnies comme Domtar et Tembec n'ont rien à se reprocher et ont réussi à conserver leur certification? », questionne Nicolas Mainville.

« Il faut aussi que le gouvernement s'en mêle. Il reste trois semaines pour que Résolu ne perde pas ses certifications. Je pense qu'il y a moyen de s'asseoir et de trouver des solutions. Nous ne sommes pas contre les travailleurs. Nous voulons seulement que la compagnie arrête d'accuser tout le monde et prenne ses responsabilités », souligne-t-il

Une façon d'y arriver, selon Nicolas Mainville, serait l'ajout d'aires protégées comme Québec s'était engagé à le faire.

Débattre

Nicolas Mainville assure que son organisation ne fait pas de désinformation et ne rapporte pas des propos mensongers. Il assure qu'il est bien documenté et qu'il est en mesure d'en débattre avec les travailleurs. Il accepte l'invitation du président du syndicat de la papetière de Dolbeau, Pascal Cloutier.

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