Déjeuner de la Chambre de commerce du Saguenay

Garneau obtient une écoute attentive

Avant d'aborder les litiges avec Greenpeace, Richard Garneau... ((Photo Michel Tremblay))

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Avant d'aborder les litiges avec Greenpeace, Richard Garneau a attiré l'attention des gens d'affaires et des représentants syndicaux sur la réalité du nouveau régime forestier.

(Photo Michel Tremblay)

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(Chicoutimi) Le président de la papetière Résolu, Richard Garneau, souhaite un appui solide dans les communautés forestières ainsi qu'une prise de position ferme du gouvernement du Québec pour défendre la foresterie québécoise et contrer la campagne de Greenpeace qui s'étendra à d'autres géants du commerce au détail comme Canadian Tire et Home Dépôt.

Les déjeuners de la Chambre de commerce déplacent rarement autant de monde que celui d'hier matin alors que les organisateurs ont ajouté des tables à la dernière minute. L'affaire Best Buy/Future Shop, qui risque d'hypothéquer l'avenir de la papeterie Kénogami, a visiblement servi de catalyseur dans la communauté d'affaires quant à la précarité de l'industrie forestière régionale. Le président de Résolu a donc eu la tâche facile pendant près de 45 minutes où il a dressé la liste des défis qui que l'industrie forestière doit surmonter pour générer des investissements.

« Les gens qui participent à des conseils d'administration le savent bien. Les investissements sont évalués selon trois critères. Ça prend de la certitude, de la transparence et de la longévité. On ne peut pas investir quand on se retrouve dans une situation d'imprévisibilité à long terme », a détaillé le patron de Résolu.

Avant d'aborder les litiges avec Greenpeace, Richard Garneau a attiré l'attention des gens d'affaires et des représentants syndicaux sur la réalité du nouveau régime forestier. Depuis l'adoption de ce régime, les entreprises ont encaissé une augmentation du coût de la fibre de l'ordre de 25 %. Le mètre cube de bois atteint maintenant les 55 $ avant la première étape de transformation. « C'est 10 à 15 % plus élevé que les autres juridictions », insiste Richard Garneau.

En plus du problème de coût, le régime forestier québécois génère des problèmes de planification des opérations forestières. Résolu a fermé une scierie en raison d'un mauvais choix de terrain pour l'approvisionnement. Les fonctionnaires du ministère des Forêts ont proposé pour la coupe un territoire plus propice pour la période hivernale. Ce sont des détails qui s'accumulent et rendent l'exploitation des usines plus problématique, sans parler des coûts occasionnés par ces modifications dans les opérations de gestion.

La crise provoquée par la décision de Best Buy de mettre un terme à ses approvisionnements en papier d'impression commerciale à l'usine Kénogami, en raison de la perte de deux certificats FSC, a évidemment retenu l'attention des participants à ce déjeuner. Selon Richard Garneau, l'entreprise n'a pas à négocier directement avec les communautés indiennes puisque la loi stipule clairement que ces discussions sont sous la responsabilité du gouvernement du Québec.

Le plan de rétablissement du caribou forestier 2013-20123, qui traîne toujours dans les officines du gouvernement, relève aussi de Québec. Par contre, son application, sans aucune modification, aurait un impact majeur pour l'industrie qui se traduirait par la disparition de 9000 emplois au Québec.

Le ministre libéral Pierre Arcand, et avant lui la péquiste Martine Ouellet, ont tour à tour pris l'engagement que ce plan ne serait pas appliqué tant et aussi longtemps que des études d'impact sur l'économie des communautés ne seraient pas réalisées.

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