Plus du tiers de la production menacé

Vent de panique à l'usine Kénogami

L'usine Kénogami de Résolu produit 40 000 tonnes... ((Archives))

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L'usine Kénogami de Résolu produit 40 000 tonnes métriques de papier qui servait à l'impression des circulaires publicitaires de Best Buy.

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(Jonquière) La décision de Best Buy de prendre ses distances de la papetière Résolu a provoqué un vent de panique à la papeterie Kénogami dont le tiers de la production annuelle (40 000 tonnes métriques) servait à l'impression des circulaires publicitaires du géant du commerce au détail.

La situation a été jugée assez grave pour que les présidents des trois syndicats de l'usine s'entretiennent pendant l'après-midi avec le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault. Les syndicats voulaient se donner un plan d'action pour répondre à cette décision qui aura des impacts importants sur l'avenir de l'usine, a déclaré le député.

«Pendant la campagne électorale, M. Couillard déclarait sur tous les toits qu'il n'y aurait pas une perte d'emploi contre un caribou. Il y a maintenant un risque important pour une usine et il doit réagir», a déclaré Sylvain Gaudreault.

Ce dernier exhorte Québec à intervenir énergiquement auprès de Best Buy pour éviter que ce contrat quitte le Québec. «L'usine de Kénogami est la seule au Québec à fabriquer le papier SCA utilisé par Best Buy. Si le contrat est retiré à l'usine Kénogami, il sera transféré aux États-Unis et risque de ne plus revenir. Il y a aussi une question de principe», martèle Sylvain Gaudreault.

Le député demande au gouvernement du Québec de faire les démarches nécessaires pour aider Résolu à récupérer les certificats FSC qui font défaut dans cette guerre commerciale. Il croit qu'il est possible pour le gouvernement d'intervenir directement auprès de Best Buy pour obtenir les délais nécessaires avant l'application de la décision de l'entreprise.

Le président du syndicat Unifor de l'usine, Régis Duchesne, prend l'affaire très au sérieux. Il serait possible de remplacer le contrat de Best Buy par d'autres contrats, mais la rentabilité de l'usine risque d'être affectée. «Dans une usine de papier, plus il y a de changements d'ordre sur la machine, plus c'est difficile de rentabiliser la production. On arrive à peine à se sortir la tête et cette affaire rend les choses encore plus difficiles.»

Les syndicats doivent se rencontrer de nouveau aujourd'hui pour discuter d'une stratégie. Le porte-parole régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, en poste jusqu'à la nomination de son successeur, a indiqué au Quotidien avoir eu des contacts pendant la journée d'hier pour une vaste mobilisation dans les régions du Québec. On pense même à mettre en place une opération potentielle de boycottage des magasins Best Buy et de son site d'achat en ligne.

«On regarde ce qu'il est possible de faire. Mais c'est certain qu'on pourrait leur servir la même médecine et démontrer notre solidarité. De nombreuses idées circulent en ce moment et il est officiel qu'il y aura une réplique des travailleurs.»

Le syndicaliste réitère l'importance pour Québec de prendre au sérieux la menace des environnementalistes et de s'occuper du problème sérieusement.

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