Greenpeace fait peser une menace sur l'usine Kénogami

Régis Duchesne craint pour l'avenir

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Le président Unifor de la papetière de Kénogami, Régis Duchesne, craint pour l'avenir de l'usine. Il demande à la région de se mobiliser pour contrer les attaques de Greenpeace.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Le président Unifor de la papetière de Kénogami, Régis Duchesne, craint pour l'avenir de l'usine. Il demande à la région de se mobiliser pour contrer les attaques de Greenpeace.

« C'est certain que nous sommes inquiets, Best Buy est un gros client. Il ne faudrait pas le perdre, on n'est pas à l'abri d'une fermeture dans ce contexte difficile. Par contre, ce qui me rassure, c'est que la compagnie a investi sur la voie ferrée et s'apprête à le faire au tamiseur pour améliorer la production. On espère que le client ne cédera pas devant Greenpeace », a commenté M. Duchesne.

Selon lui, Best Buy représente l'équivalent de quatre mois de production. Une proportion que n'a pas voulu confirmer la direction de Produits forestiers Résolu.

Régis Duchesne est exaspéré par l'attitude de Greenpeace et demande à la région de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard. « Si j'ai un seul message à faire, c'est celui-ci : tout le monde doit se réveiller. Greenpeace nous prend en otage. C'est inacceptable ce qu'on vit. Il faut se défendre. Les travailleurs respectent la forêt. Dans la région, nous respectons les règles les plus strictes et des environnementalistes viennent nous accuser de ne pas être corrects. C'est eux qui véhiculent des faussetés. Ils sont prêts à mentir pour atteindre leur but. C'est de la lâcheté », a affirmé le syndicaliste, épuisé par les attaques répétées du groupe environnemental.

Il estime que Greenpeace ne se rend pas compte des torts qu'il est en train de causer à l'industrie forestière de la région.

Sylvain Gaudreau

De son côté, le député péquiste Sylvain Gaudreau est également inquiet. Il estime qu'il est temps que Greenpeace et Résolu mettent de l'eau dans leur vin. « Ils ne peuvent pas rester sur leur position et se regarder comme des chiens de faïence. Il faut que Greenpeace prouve que ses arguments et positions sont véridiques et vérifiables et de l'autre côté Résolu doit être transparent et ouvert au dialogue. Également, il faut que le gouvernement fasse preuve de leadership et serve de médiateur dans ce dialogue de sourds qui n'amène rien de bon », a-t-il mentionné en entrevue.

Il espère seulement que cette « guerre » ne se traduira pas par une fermeture de l'usine Kénogami .

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