Marche contre l'uranium

Gilbert Dominique a accompagné la dizaine de marcheurs... ((Photo Louis Potvin))

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Gilbert Dominique a accompagné la dizaine de marcheurs de la nation Crie qui ont déjà parcouru 350 km pour demander un prolongement du moratoire sur l'exploitation de mines d'uranium.

(Photo Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Roberval) Après 350 kilomètres de marche, la dizaine de jeunes de la Nation Crie est gonflée à bloc pour faire saisir à la population du Québec que l'exploitation de l'uranium est dangereuse.

Ils ont fait un arrêt à la marina de Roberval hier matin après avoir pris une pause d'une journée à Mashteuiatsh. Les marcheurs prenaient la route ensuite pour se rendre à Hébertville. L'objectif est de se rendre à Montréal à pied le 15 décembre pour la dernière journée des audiences publiques de la Commission sur les enjeux de la filière uranifère au Québec du BAPE.

« Ce que nous demandons au gouvernement du Québec c'est que le moratoire sur l'exploitation de l'uranium soit prolongé d'au moins 30 ans comme ç'a été fait en Nouvelle-Écosse et Colombie-Britanique. Nous craignons que cette exploitation ait des conséquences sur l'eau, les rivières et lacs de nos territoires. Nous faisons cette marche pour le futur de nos communautés. On ne veut pas de mine d'uranium chez nous », a mentionné le grand chef des jeunes de la nation Crie Eeyou Istchee Joshua Iserhoff.

C'est notamment le projet Matoush de la compagnie Strateco qui inquiète les communautés Cris situées au nord de Chibougamau. On craint que l'exploitation de l'uranium au nord du lac Mistassini pollue cet immense lac, qui est une ressource « vitale » pour la communauté de 5000 habitants vivant sur ses berges.

Gilbert Dominique, le chef de Mashteuiatsh, a marché huit kilomètres avec le groupe en guise de solidarité. « Ces jeunes démontrent un beau courage. Nous appuyons leur démarche car la nation innue est aussi contre l'exploitation de l'uranium comme on l'a démontré pour le projet de Sept-Îles. On partage leur crainte. Il y a trop d'incertitude liée à l'extraction de l'uranium », a-t-il mentionné.

Le jeune Cri espère que les Québécois vont emboiter le pas et répondre à leur appel. « C'est pour cette raison que nous avons décidé de marcher à travers le Québec pour signifier notre position. Jusqu'à maintenant, les gens nous encouragent et prennent conscience que nous n'avons pas besoin de mine d'uranium au Québec », a affirmé Joshua Iserhoff.

Il souhaite que plusieurs personnes se joignent à eux pour marcher au cours des quatorze prochains jours.

La nation crie rappelle qu'elle n'est pas contre le développement économique sur son territoire. Elle a donné son accord pour des projets de mines d'or et de diamant.

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