Saint-Fulgence

La thèse du microclimat se précise

Mélanie Lambert, Carl Brisson et Majella Gauthier ont... ((Photo Michel Tremblay))

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Mélanie Lambert, Carl Brisson et Majella Gauthier ont pris part à un projet de recherche, lequel démontre l'existence d'un microclimat propice à l'agriculture à Saint-Fulgence.

(Photo Michel Tremblay)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La thèse voulant qu'un microclimat favorable à l'horticulture existe sur le territoire de Saint-Fulgence se précise.

Le docteur en géographie à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Majella Gauthier, s'intéresse à cette question depuis des années. Convaincu que les secteurs de Valin, de l'Anse-aux-foins, du village, de la Pointe-aux-Pins et de l'Anse-à-Pelletier réunissent les conditions gagnantes pour une agriculture florissante, le professeur émérite a commencé à documenter le sujet il y a quatre ans. Un projet soutenu par le Laboratoire d'expertise et de recherche en géographie appliquée (LERGA) a été mis en branle et une équipe dirigée par Majella Gauthier et la chercheuse Mélanie Lambert s'est récemment rendue dans la petite municipalité de la rive nord pour sonder le terrain.

«Les particularités géographiques uniques sont très visibles à Saint-Fulgence, où l'on cultive actuellement des légumes, des petits fruits, des pommes, des prunes, des poires, des cerises, de la vigne, des noisettes, du topinambour et où l'arboriculture fait partie du paysage. À aucun autre endroit dans la région il y a une telle concentration et diversification de ce type d'agriculture», exprime Majella Gauthier. Le professeur rappelle que ce phénomène s'explique par l'amalgame de différents facteurs, notamment un climat plus chaud, des conditions de relief exceptionnelles, des terrains exposés au soleil et la proximité d'une grande étendue d'eau.

L'équipe de Majella Gauthier a délimité une bande de trois kilomètres de largeur à partir des rives du Saguenay. Une analyse cartographique rigoureuse a été réalisée sur 392 parcelles de terre cultivées, dont 133 en horticulture. Chaque portion de territoire a été analysée selon divers paramètres.

Constats

Sur la base des informations recueillies, les chercheurs ont établi, entre autres éléments, que les hectares propices à l'horticulture présentent un potentiel neuf fois plus grand que ce qui est actuellement exploité. Majella Gauthier est emballé et son regard s'illumine lorsqu'il évoque les trois soleils de Saint-Fulgence.

«Il y a le rayonnement provenant du soleil, la réflexion de la lumière sur l'eau de la rivière Saguenay et la radiation provenant des parois rocheuses», pointe-t-il, heureux d'avoir enfin réussi à prouver de façon scientifique, grâce à l'analyse complète du paysage et à la cartographie des lieux, que le climat est particulier à Saint-Fulgence.

Le projet de recherche maintenant terminé, le professeur espère que d'autres chercheurs, notamment des biologistes, saisiront la balle au bond et pousseront les investigations plus loin.

«Ce n'est pas un rêve endormi, c'est un rêve réveillé basé sur des faits et des analyses», rappelle Majella Gauthier.

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