Projet d'acquisition

Niobec prête des maisons à des citoyens

Certaines résidences acquises par Niobec servent à héberger... ((Photo Michel Tremblay))

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Certaines résidences acquises par Niobec servent à héberger temporairement des gens dans le besoin.

(Photo Michel Tremblay)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Depuis 2013, Niobec a fait l'acquisition de 32 maisons, à Saint-Honoré, dans le cadre de son plan d'expansion. Le projet est sur la glace, mais les résidences acquises, elles, ont connu des sorts divers. Certaines ont été démantelées ou déménagées, d'autres sont habitées gratuitement.

La rue de l'Hôtel-de-Ville a changé de visage au cours des derniers mois. Des 32 maisons acquises par Niobec dans le cadre de son processus d'acquisition et d'indemnisation, quatre ont été déménagées et 10 démantelées. Les 18 restantes ont des utilités variées.

Trois sont libres. Elles ne sont pas nécessairement habitables, puisque les anciens propriétaires pouvaient quitter les lieux en emportant armoires, bains et autres commodités.

Deux servent aux besoins de l'entreprise. «On peut y tenir des réunions ou s'en servir pour l'entreposage», explique Mélanie Duguay, directrice des communications et des relations avec la communauté.

Neuf sont toujours occupées par leurs anciens propriétaires. «La plupart ne sont plus propriétaires, mais ils habitent toujours les maisons, selon une entente à durée déterminée variant entre un an et quatre ans, confirme Mme Duguay. On a voulu être souple, appliquer un processus équitable pour tout le monde, objectif, et en même temps s'adapter à chacune des situations.»

Mélanie Duguay divulgue peu de détails sur ces ententes, mais selon les informations obtenues par Le Progrès-Dimanche, les anciens propriétaires habitent leur résidence sans défrayer de coût de loyer. Ils s'acquittent toutefois des frais d'électricité, de services et de taxes.

Quatre des maisons qui ont été acquises par Niobec servent pour leur part à héberger temporairement des gens dans le besoin.

«C'est du dépannage ou une occupation temporaire. Les gens peuvent habiter une maison pendant quelques mois, sans frais. Ils s'occupent de l'entretien de la résidence et se chargent de payer les comptes. On les accommode.»

Une famille victime d'un incendie a pu habiter une des ces résidences pendant cinq mois. «C'est le maire de Saint-Honoré qui a lui-même contacté la famille sinistrée pour voir si on pouvait lui venir en aide. C'est à partir du maire que la demande nous a été acheminée, raconte Mélanie Duguay. L'histoire de cette famille qui compte deux enfants nous a touchés. C'est dans ces occasions que l'implication dans la communauté prend son sens», affirme-t-elle, précisant toutefois que ces quatre maisons ne sont pas mises à la disposition de la communauté.

«On le fait parce que ça rend service, mais lorsque les personnes qui sont installées actuellement quitteront, on n'ouvrira pas ces maisons à d'autres nécessairement. Ce n'est pas une agence de dépannage.»

Projet

Le projet initial de la mine Niobec prévoyait un agrandissement vers le nord. Les installations devaient être situées à environ 500 pieds des maisons. «Le processus d'acquisition de terrains et de résidences par la mine Niobec a été lancé pour le projet d'expansion, car nos infrastructures allaient plus au nord et on voyait qu'au niveau du bruit, on dépassait les normes. On a voulu faire les choses correctement. Même quand le projet d'expansion était dans les cartons avec une date d'opération, ce qui n'est plus le cas actuellement, on ne mettait pas plus de pression sur les gens.»

Le processus d'acquisition n'a toutefois pas été fait en vain puisque le projet révisé prévoit également l'agrandissement du parc à résidus.

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