Fourniture ou non de médicaments à l'hôpital

L'agence régionale étudie la question

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Dans son édition de mardi, Le Quotidien publiait une information voulant que l'hôpital de Chicoutimi avait adopté une nouvelle politique pour des solutés de suppléments de fer ou magnésium administrés par les services ambulatoires.

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(Chicoutimi) L'agence régionale de la santé doit déterminer si l'administration des solutés de suppléments de fer ou magnésium dans le cadre des services ambulatoires constitue un service de première ligne ou d'hospitalisation, afin de trancher le débat sur la gratuité ou non de ces deux médicaments qui se vendent entre 50 et 100$ la dose.

Dans son édition de mardi, Le Quotidien publiait une information voulant que l'hôpital de Chicoutimi avait adopté une nouvelle politique pour ces deux médicaments administrés par les services ambulatoires. Par mesure d'économie, la pharmacie de l'hôpital a décidé de ne plus fournir les deux produits, obligeant les patients à se rendre dans les pharmacies communautaires pour les acheter et les apporter lors de leur rendez-vous.

Depuis la publication de l'information, l'Agence de la santé est intervenue et l'hôpital de Chicoutimi a choisi de suspendre sa décision. La porte-parole Vanessa Boivin a assuré que l'établissement allait se soumettre à la directive de l'agence quant à l'interprétation de la circulaire du ministère de la Santé et des Services sociaux sur la nature exacte du service dispensé lorsque les patients reçoivent les deux médicaments par intraveineuse.

Pendant ce temps, l'hôpital d'Alma, qui a adopté cette mesure après la fusion avec le CLSC, maintient la politique. Les patients qui reçoivent ces deux médicaments dans les services de médecine de jour doivent donc continuer à les acheter dans les pharmacies communautaires avant de se rendre à leur rendez-vous.

Selon la porte-parole, Marie-Karlynn Laflamme, ce sont les infirmières du CLSC qui se chargeaient d'administrer les médicaments avant la fusion des établissements. L'hôpital a donc interprété la circulaire en se basant sur le fait qu'il s'agissait historiquement d'un service de première ligne et non d'un service hospitalier.

«Notre intention n'est pas d'aller à l'encontre de la loi. On va attendre la décision de l'agence pour prendre une décision», a assuré la porte-parole de l'établissement.

L'hôpital d'Alma n'était pas en mesure hier de chiffrer les coûts pour offrir gratuitement les suppléments de fer et magnésium.

La directrice de la médecine, soins critiques de l'hôpital de Jonquière, Chantale Boivin, a de son côté affirmé que la circulaire 2000-33 du ministère est claire en ce qui concerne ce service. Il s'agit pour le CSSS de Jonquière d'un service hospitalier. Ce qui signifie selon Mme Boivin que l'établissement fournit gratuitement les deux médicaments.

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