La Loi 3 mobilise les syndiqués

Le « Grand dérangement » qui a mobilisé... ((Photo Rocket Lavoie))

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Le « Grand dérangement » qui a mobilisé les grandes organisations syndicales du secteur public et parapublic a paralysé le centre-ville de Chicoutimi.

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(Chicoutimi) Le « Grand dérangement » qui a mobilisé les grandes organisations syndicales du secteur public et parapublic a paralysé le centre-ville de Chicoutimi pendant quelques heures hier, alors que les fonctionnaires municipaux ont voulu exprimer au gouvernement Couillard leur mécontentement devant ce qu'ils considèrent comme un démantèlement sans mandat de l'État.

L'élément central de cette manifestation à laquelle 300 personnes ont participé était la journée de grève légale des employés cols blancs de la ville de Saguenay membres du Syndicat canadien de la fonction publique. Une grève planifiée depuis plusieurs jours qui s'inscrit dans le cadre de la négociation de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2012.

Les employés municipaux de Saguenay en ont surtout contre l'adoption imminente par le gouvernement du Québec du projet de Loi 3, qui viendra modifier les dispositions sur les régimes de retraite des employés des municipalités du Québec. Une loi qui va modifier le partage des responsabilités 50|50 dans les déficits des caisses et les cotisations, et qui soulève la grogne au sein des syndicats d'employés municipaux du Québec, incluant les services de police et les pompiers.

« En ce moment, le gouvernement du Québec veut nous imposer une loi pour encadrer les régimes de retraite alors que nous avons été les premiers à Saguenay à négocier des conditions qui respectent à la lette les intentions de Québec dans la Loi 3. Pourquoi nous inclure dans une loi alors que la négociation sur le fonds de pension a donné le même résultat ? Le maire Jean Tremblay avait été le premier à lever la main pour faire part de ce résultat. Depuis ce temps, d'autres ont suivi, mais le gouvernement ne semble pas vouloir tenir compte de cette situation », a déclaré au Quotidien René Cloutier, président du syndicat.

Les cols blancs de la ville de Saguenay n'avaient aucune raison de tenir cette journée de grève autre que la Loi 3. Le président Cloutier a assuré que les négociations locales se déroulaient normalement même si la convention est échue depuis pratiquement deux ans. Il rappelle que des événements, comme la négociation sur le fonds de pension, ont ralenti le processus de renouvellement de la convention collective.

Le président Cloutier estime que cette grande mobilisation à la grandeur du Québec était nécessaire. Il croit que le gouvernement a d'autres plans dans ses cartons et n'hésitera pas à les mettre de l'avant: « Attendez après les Fêtes. Le gouvernement va s'en prendre au monde scolaire et même au secteur privé puisqu'il y a des demandes pour les fonds de pension partout. »

René Cloutier a assuré que pendant cette journée de grève, le syndicat des cols bleus, a respecté à la lettre les dispositions de la loi sur les services essentiels. C'est ainsi que des techniciens assuraient la garde pour les urgences sur tous les réseaux de la municipalité en plus des téléphonistes du 911 qui ont effectué des prestations de travail normales.

Des représentants des grands syndicats de la fonction publique ont pris la parole à tour de rôle dans les marches du hall principal de l'hôtel de ville pour dénoncer le rouleau compresseur du gouvernement libéral qui a lancé au cours des dernières semaines une véritable politique d'austérité.

Le mouvement de contestation s'est étendu aux villes d'Alma et Saint-Félicien, où les syndiqués ont également dénoncé l'État. À Alma, la manifestation a duré près de trois heures et les employés en lock-out des garages de la région ont participé à l'activité.

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