«Excellente décision», affirme l'hôpital

La direction de l'hôpital de Chicoutimi poursuit les investigations pour... ((Photo Jeannot Lévesque))

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(CHICOUTIMI) La direction de l'hôpital de Chicoutimi poursuit les investigations pour établir les raisons qui ont amené une infirmière obligée de faire du temps supplémentaire à garder ses enfants sur le département de chirurgie entre 20 h et minuit dans la soirée de samedi.

Il n'y a donc pour l'instant aucune mesure de prise contre cette infirmière qui a été dans l'obligation de demeurer en poste après la fin de son quart de travail puisque l'infirmière coordonnatrice de fin de semaine n'était pas en mesure de la remplacer. En revanche, la direction de l'hôpital endosse pleinement la décision de l'employée-cadre qui a obligé l'infirmière à demeurer à son poste malgré ses problèmes de gardiennage.

«C'est une excellente décision de gestion pour assurer la prestation des soins sécuritaires aux patients», a soutenu à quelques reprises la porte-parole de l'établissement, Vanessa Boivin. La direction de l'hôpital maintient que la coordonnatrice n'avait aucune autre solution dans les circonstances et se devait d'avoir en place les équipes suffisantes pour répondre aux besoins.

La porte-parole défend le choix de la coordonnatrice d'avoir affecté deux infirmières candidates à des taches sur un autre département. Encore là, la direction de l'établissement croit que c'était le bon choix dans les circonstances. La direction veut maintenant savoir pourquoi les trois enfants ont été dans l'obligation de venir rejoindre leur mère au département de chirurgie jusqu'à minuit.

La porte-parole admet que ce n'est pas l'idéal, mais n'a pas voulu aller plus loin puisque l'investigation n'est pas complétée. Interrogée à savoir si une infirmière peut assurer des soins sécuritaires à des patients sur un département de chirurgie tout en s'occupant de ses trois enfants, la porte-parole a réitéré que ce n'était pas la situation idéale. Il se trouve que l'hôpital de Chicoutimi se targue de mettre l'accent sur la prestation sécuritaire des soins aux bénéficiaires.

«L'objectif est de limiter le plus possible le temps supplémentaire obligatoire. Le temps supplémentaire représentait 4,11 % de toutes les heures en 2011 et aujourd'hui, il a été ramené à 2,46 %», a conclu la prote-parole.

Point de vue syndical

La présidente du Syndicat des professionnels (les) en soins infirmiers de l'hôpital de Chicoutimi affilié à la FIQ, Martine Côté, ne décolérait pas, hier matin, alors que l'employeur n'avait pas encore daigné la contacter pour faire le suivi sur cette situation qualifiée d'inacceptable. Cet événement est en fait la goutte qui risque de faire déborder le vase puisque le syndicat tente tant bien que mal d'obtenir du renfort pour les équipes qui doivent compenser pour tout le programme de fermeture de lits.

«On vient de réussir à ajouter une ressource sur les équipes pour s'assurer de livrer les soins sécuritairement. En fin de semaine, c'est un problème de jugement. On maintient qu'il y avait d'autres solutions», insiste la présidente du syndicat.

Elle n'a pas vraiment changé d'avis quand elle mentionne qu'il y a hebdomadairement des décisions de gestion douteuse ou tout simplement mauvaise.

Le syndicat repart donc en campagne à l'hôpital de Chicoutimi avec le lancement, par la Fédération interprofessionnelle de la santé, de Ça suffit. Laissez-nous soigner. Cette campagne vise à dénoncer la Loi 10 qui, selon Martine Côté, fragilisera le système public de santé pour faire place au privé. Elle rappelle que ce projet de loi autorisera les médecins à travailler pour le système public et le secteur privé sans parler de la paralysie administrative qui s'empare en ce moment des différents niveaux de gestion dans le réseau.

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