Les trois enfants au boulot

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Le mécontentement risque d'augmenter, au cours des prochaines semaines, au sein du personnel du CSSS de Chicoutimi, puisque les personnes dont les postes seront abolis n'ont toujours pas reçu l'avis officiel de l'employeur.

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(CHICOUTIMI) Obligée de rester au travail en «temps supplémentaire obligatoire», une infirmière de l'hôpital de Chicoutimi a amené ses trois enfants au boulot, samedi, faute d'avoir pu trouver une gardienne. Le temps supplémentaire obligatoire aurait pu être évité, assure le syndicat.

L'infirmière devait normalement travailler de 8 h à 20 h, au département de chirurgie (D-4). Or, la coordonnatrice qui gère l'hôpital de soir l'a obligée à rester jusqu'à minuit en temps supplémentaire obligatoire, alors que d'autres solutions étaient possibles, affirme la présidente du Syndicat des professionnel(le)s en soins infirmiers et cardio-respiratoires de l'hôpital de Chicoutimi, Martine Côté. «Il y avait deux candidates à l'exercice de la profession au D-4 en surplus, sauf que la coordonnatrice a décidé de les envoyer dans un autre département pour les faire agir comme préposées aux bénéficiaires. Cela a fait en sorte que l'infirmière n'a pas pu quitter son département. C'est de la mauvaise gestion, c'est aberrant.»

Selon Martine Côté, ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se produit. Il y a plusieurs années, une infirmière en périnatalité avait aussi amené ses enfants au boulot. «La mauvaise gestion, ça, par exemple, ça arrive hebdomadairement.»

En mai dernier, l'hôpital avait annoncé l'abolition de 50 à 60 postes à temps complet, dans le cadre de ce que la direction appelle le " projet structurant de réorganisation des soins et services ", lequel doit permettre à l'hôpital de sauver entre 2,5 et 3 M$ annuellement.

«Oui, ils ont coupé des lits, oui, ils ont coupé dans les heures, mais dans ce dossier précis, je ne sais pas si c'est dû à cela ou simplement à une mauvaise gestion», souligne Mme Côté.

Temps supplémentaire obligatoire

En vertu de l'article 43 de leur Code de déontologie, les infirmières n'ont d'autre choix que de rester à l'hôpital lorsqu'on leur demande. «À moins d'une raison grave, l'infirmière ou l'infirmier qui fournit des soins et traitements à un client ne peut l'abandonner.» Elles ne sont par contre pas obligées de rentrer au travail, de sorte qu'une infirmière déjà au boulot doit rester, mais une infirmière à la maison n'a aucune «obligation» de rentrer en temps supplémentaire. Dans ce cas-ci, l'infirmière en question était déjà au travail depuis 12 heures. Elle a donc travaillé quatre heures de plus que prévu.

Il a été impossible de savoir à quel endroit de l'hôpital les enfants de la dame se sont «occupés» durant ces quatre heures. Leur mère, rappelons-le, travaille au département de chirurgie.

Le Quotidien ayant été mis au fait de cette information tard hier soir, il a été impossible de joindre la direction de l'hôpital de Chicoutimi.

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