La soeur de David Fortin étudie en techniques policières

Marjorie aimerait travailler au dossier

Marjorie Fortin amorce des études en techniques policières.... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Marjorie Fortin amorce des études en techniques policières. Elle espère devenir enquêteuse, afin de résoudre des mystères et trouver réponse à des questions.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Dans sa dernière édition, Le Progrès-Dimanche dressait le portrait de l'intimidation dans les écoles de la région. Depuis deux ans, plusieurs actions ont été posées afin de tenter d'enrayer le phénomène, ou du moins, de diminuer le nombre de jeunes victimes. Les mesures semblent porter leurs fruits. Mais qu'en pensent les personnes qui ont été touchées de près par l'intimidation? Rencontre avec les proches de David Fortin, près de six ans après sa disparition.

«Si c'est possible et que David n'a pas encore été retrouvé, j'aimerais travailler au dossier.»

Marjorie Fortin venait de célébrer son 13e anniversaire lorsque son frère David, de 20 mois son aîné, est disparu. Toute son adolescence, elle l'a vécue dans l'espoir de le retrouver. Le drame qui touche sa famille depuis près de six ans l'a façonnée, marquée pour la vie.

Loin de vouloir oublier, la jeune femme de 18 ans affronte la réalité. La disparition de David a même influencé son choix de carrière. Marjorie étudie actuellement en techniques policières. Elle espère devenir enquêteuse.

Élucider des mystères, trouver réponse à des questions, voilà ce qu'elle espère faire de sa vie.

«Je suis curieuse, j'aime connaître le fond des choses», explique-t-elle simplement.

Trois enquêteurs ont été responsables du dossier de David au fil des ans. Marjorie les a côtoyés, elle les a vus travailler. Des liens se sont tissés.

«François, l'enquêteur au dossier dans les trois premières années, a été une personne de confiance pour elle et je crois beaucoup que c'est lui qui lui a donné le goût de faire ce métier», affirme sa mère, Caroline Lachance.

Effectivement, l'enquêteur en question a marqué la jeune femme. «L'an passé, j'ai travaillé sur un enquêteur, dans le cadre d'un cours. J'ai choisi le mien, le nôtre», raconte Marjorie.

Si elle a côtoyé les policiers dans des circonstances tragiques, la jeune femme ne craint pas d'évoluer dans le milieu, même si parfois, les cours prennent l'allure d'exercices difficiles. "À certains moments, c'est plus dur, quand il y a des liens avec David, mais je passe par-dessus, je me reprends. Mes professeurs sont capables de comprendre.»

Caroline Lachance est mieux placée que quiconque pour savoir tout ce que Marjorie a vécu. Pour elle, sa fille est un exemple de courage.

«Marjorie est un modèle de force et de courage. Elle démontre qu'il ne faut pas abandonner ou baisser les bras même dans les grandes épreuves. Il faut se trouver un objectif pour nous aider à passer au travers.»

La jeune femme, elle, est convaincue que son expérience pourra lui servir. «Je crois que je serai capable de mieux comprendre ce que les autres ressentent dans les moments plus difficiles.»

Marjorie ignore si elle pourra un jour travailler au dossier de son frère.

«Je ne sais pas si c'est possible, mais si ça l'est, c'est un dossier que j'aimerais approfondir.»

Pour le moment, elle ne se questionne pas trop sur la question. Puisque plus que tout, elle garde espoir que lorsqu'elle sera policière, dans trois ans, David aura été retrouvé.

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