Hommage à un généreux homme de foi

Homme de foi et de parole pleinement engagé dans son milieu, l'abbé Gérald... (Mariane L. St-Gelais)

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Mariane L. St-Gelais

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(LATERRIÈRE) Homme de foi et de parole pleinement engagé dans son milieu, l'abbé Gérald Linteau a joint un club sélect, hier soir, en recevant la Médaille de l'Assemblée nationale à l'issue du souper-bénéfice de la Fondation du lac Pouce. C'est d'ailleurs en présence de nombreux proches et amis que le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, lui a fait la surprise de lui décerner cet honneur qui se veut une reconnaissance pour plus de 40 ans d'implication et d'engagement significatif dans la communauté et pour le milieu communautaire.

«L'abbé Gérald Linteau, c'est une vie de dévouement pour le bien d'autrui, a souligné Stéphane Bédard. C'est sûr que dans le cadre de ses fonctions, c'est naturel de s'impliquer, d'être très actif dans la communauté, mais c'est quelqu'un qui a toujours eu le communautaire à coeur et qui s'est toujours impliqué au-delà de ses tâches et à sa façon. Il est près des gens et ne compte pas son temps.» Selon lui, l'abbé Linteau se distingue par son implication, que ce soit pour amasser de l'argent pour une cause, mobiliser des gens, donner de la place aux jeunes ou redonner la parole aux plus démunis. L'homme avait aussi son franc-parler et ne craignait pas de se faire le porte-parole des plus faibles, même au risque de froisser certaines autorités.

Âgé de 70 ans, l'abbé Linteau a été ordonné en 1970. Il a principalement oeuvré à la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), mais aussi pour la mobilisation, la prise en main et l'avancement des communautés. «Il a suivi sa voie, tant dans sa façon de faire que dans les prises de parole. Quand c'était le temps de passer pour une décision qui allait favoriser le communautaire, ça ne le dérangeait pas d'être leur voix, même si ça pouvait lui attirer quelques foudres.»

Quarante-quatre ans plus tard, l'homme continue de s'impliquer, en continuant à oeuvrer à demi-temps auprès des mouvements d'action catholique, lesquels ne reçoivent plus de financement de l'évêché depuis cinq ans.

Un honneur à partager

L'abbé Linteau a avoué qu'il n'avait pas vu venir le coup. «Je ne m'y attendais pas du tout. La seule affaire que j'avais remarquée, c'est la présence de M. Bédard qui, après une journée au Parlement, était au souper. J'ai pensé qu'il aurait été mieux avec sa famille même si je sais qu'il croit beaucoup à la cause du Lac Pouce», raconte en riant la vedette de la soirée. Mais fidèle à lui-même, l'abbé Linteau a tenu à partager cet honneur avec tous les autres bénévoles avec qui il travaille régulièrement, que ce soit pour le Lac Pouce, la Place du Presbytère, B-12, la Popote Express, etc.

«C'est un honneur qui rejaillit sur eux. C'est une médaille que plusieurs mériteraient de recevoir aussi, surtout dans le contexte qui s'en vient» craint l'abbé Linteau dont les honneurs n'ont pas fait perdre la franchise. «Avec tout ce qui se passe dans le gouvernement, le bénévolat va devenir plus difficile. On fait appel à la charité individuelle au lieu que ce soit l'État qui répartisse ses fonds dans le bien commun et aux services aux citoyens. Je pense qu'on va choisir les organismes communautaires comme des sous-traitants de l'État. Ce que l'État ne veut pas faire ou qui coûte cher, on va le donner au communautaire. Nous, nous travaillons pour des pinottes et en plus, on ne sait même pas si, dans un an ou deux, on aura les subventions qui suivent la mission qu'on nous a confiée», a-t-il conclu, sur un ton qui ne laissait pas de doute quant à sa capacité à faire face à ces nouveaux défis.

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