Les quotas empoisonnent le travail des policiers

Il y a bel et bien un quota de contravention imposé aux policiers de Saguenay.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Catherine Doré
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Il y a bel et bien un quota de contravention imposé aux policiers de Saguenay. Une situation que dénonce le président de la Fraternité des policiers de Saguenay, Jean-François Imbeault.

Dans un communiqué transmis aux médias hier, le directeur du Service de sécurité publique de Saguenay, Denis Boucher, soutient que " dans son mandat de protéger la vie des citoyens et leurs biens, (la direction) exige de ses policiers une prestation minimale de travail ".

La prestation est plus que minimale, selon le chef syndical.

«C'est une nouvelle gestion que l'on voit apparaître. On veut dénoncer ça. Déjà, aux États-Unis, 22 États ont voté une loi pour empêcher les quotas ", souligne-t-il, refusant de dire combien de constats d'infraction un policier doit remettre par jour.

«On voit que cela fait plus d'une année que l'employeur souhaite atteindre un standard par quart de travail. »

Selon lui, les quotas ne rendent pas service aux citoyens.

«Nous avons à coeur notre travail. Parfois, un policier est appelé pour résoudre des plaintes de citoyens. Avec un quota, il peut être tenté de retarder sa visite pour émettre plus de constats. Un policier en patrouille va souvent d'un appel à un autre. Il n'a pas le temps de chercher des infractions. »

«Cela met de la pression inutile sur les policiers. Oui, il est important de veiller à la sécurité du réseau routier, mais nous ne sommes pas pour inventer des infractions. Si nos policiers sont témoins d'une infraction, ils donnent une contravention, sinon, on ne peut pas forcer les choses ", image le policier.

Il rappelle qu'un quart de travail varie énormément d'un secteur à l'autre, d'une journée à une autre. Certains endroits sont reconnus pour être des " trappes à ticket ", et il peut y être plus facile de respecter ses quotas. Dans le communiqué, la Sécurité publique de Saguenay affirme que " la prestation exigée diffère et est tributaire des événements journaliers dont (ils ont) à faire face ". Jean-François Imbeault parle plutôt d'un barème uniforme, hiver comme été.

«Il y a des journées plus intenses, d'autres plus calmes. L'employeur prétend que la moyenne peut être atteinte à la fin de la semaine ou du mois, et ce, peu importe le mois »

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