Avenir de Saint-Jean-Vianney

Des organismes invités à déposer des projets

Depuis plusieurs printemps et automnes, l'ancien site où... ((Archives))

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Depuis plusieurs printemps et automnes, l'ancien site où a été englouti le village et 32 personnes le 4 mai 1971, les amateurs de véhicules hors route s'en donnent à coeur joie dans le « trou de bouette » et ce, sans aucun encadrement de la part d'un organisme quelconque,

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le secteur de Saint-Jean-Vianney devrait-il devenir un lieu de loisir pour les amateurs de véhicules hors route, un lieu de commémoration pour les 32 victimes du glissement de terrain ou un circuit récréotouristique d'interprétation ?

Ce sont les questions auxquelles devront répondre les organismes intéressés dans le cadre d'un appel d'offres public destiné à susciter des projets-cadres pour ce secteur laissé à lui-même depuis des lunes.

Depuis plusieurs printemps et automnes, l'ancien site où a été englouti le village et 32 personnes le 4 mai 1971, les amateurs de véhicules hors route s'en donnent à coeur joie dans le « trou de bouette » et ce, sans aucun encadrement de la part d'un organisme quelconque, ce qui n'est pas sans déranger les autorités de Saguenay de qui relèvent ces terres publiques puisque de nombreuses personnes se déplacent pour ces spectacles improvisés.

En octobre dernier, le comité exécutif a adopté une résolution en se montrant favorable à l'accès au site à des fins de mises en valeur et d'utilisation optimale en respect des attentes et besoins de la population. La proposition vise à recevoir des propositions d'organismes pour l'utilisation du lot 18 c d'une superficie de 75 000 mètres carrés.

Selon Marc Pettersen, président de la Commission d'aménagement du territoire, le service d'urbanisme recevra des projets destinés à revitaliser le secteur de Saint-Jean-Vianney qu'il définit comme patrimonial et ce, en fonction de critères bien précis. « Cette volonté vient du fait qu'on règle le problème d'utilisation du sol. On ne se cachera pas qu'il y a un problème avec l'utilisation du sol. On veut recevoir des projets pour l'ensemble du secteur ». La présence d'un circuit pédestre le long de la rivière aux vases, un point de vue intéressant sur le Saguenay depuis le chemin des Terres-Rompues, l'interprétation de ce qui s'est passé le 4 mai 1971 et l'histoire du village, la présence du club d'aéromodélistes peuvent faire l'objet de multiples propositions, selon M. Pettersen.

Lieu de mémoire

Interrogé sur cette proposition, le directeur de la Société historique du Saguenay, Laurent Thibeault, rappelle que Saint-Jean-Vianney est encore l'une des catastrophes naturelles ayant fait le plus de victime en Amérique du Nord (l'éruption du Mont St-Helen dans l'État de Washington avait fait 57 morts en 1980).

Selon lui, en raison de l'absence de bâtiments témoins de l'époque, M. Thibeaut ne croit pas qu'il faut qualifier les lieux de patrimoniaux, mais plutôt de lieux de mémoire. « Ça se voit fréquemment en Europe. On le voit en France où les Allemands ont fait des massacres. Ça rappelle un peu l'histoire de cette guerre. »

Pour la conseillère du secteur, Julie Dufour, il y a sûrement possibilité d'encadrer les activités dans ce secteur tout en permettant plusieurs usages pour les sports motorisés, l'interprétation des lieux et les activités récréotouristiques.

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