Université du Québec à Chicoutimi

Entente de principe conclue, mais...

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Professeur de sciences politiques et instigateur de la lettre, Michel Roche estime que les professeurs de tout le réseau surveillent présentement ce qui se passe à l'UQAC, puisqu'un précédent pourrait y être créé.

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(Chicoutimi) Une entente de principe a été conclue entre l'administration de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le syndicat des professeurs afin de renouveler leur convention collective pour une durée de cinq ans. Vingt-cinq professeurs ont toutefois signé une lettre qui sera envoyée ce matin à tous leurs collègues, les invitant à exiger le report du vote sur l'entente, lequel doit avoir lieu mercredi.

Les dissidents souhaitent procéder à un débat de fond sur une clause particulière de l'entente de principe, qui ferait en sorte que les directeurs de département seraient dorénavant des cadres. Dans toutes les universités du réseau de l'Université du Québec (UQ), les directeurs de départements sont des syndiqués. «Le principe d'autogestion et de collégialité dans les départements, en vigueur dans le réseau de l'UQ depuis plus de 40 ans, ferait place à une bureaucratisation plus poussée », écrivent les professeurs dans la lettre remise à leurs collègues.

L'instigateur de la lettre, le professeur de sciences politiques Michel Roche, estime que les professeurs de tout le réseau surveillent présentement ce qui se passe à l'UQAC, puisqu'un précédent pourrait y être créé.

En conseil syndical, l'entente a été acceptée à 18 contre un et deux abstentions. L'assemblée générale qui doit ratifier ou non l'entente a lieu mercredi, en deux séances. «Le mouvement d'opposition est fort, mais il est difficile de savoir ce qui se passera mercredi, souligne Michel Roche, en entrevue téléphonique. Le reste de l'entente de principe aurait passé facilement si ce n'était de cet élément.»

Les signataires estiment que le changement de statut des directeurs de département « va augmenter la masse salariale des cadres, dans un contexte où l'administration nous impose des compressions. » Selon eux, un tel changement affecterait la vie départementale pendant des décennies, de sorte qu'il est nécessaire qu'un véritable débat sur le sujet soit tenu. Si l'exécutif devait refuser le report, « nous recommandons le rejet de l'entente », affirment les professeurs dissidents.

Joint hier, le vice-président du syndicat, Daniel Gagnon, a refusé de commenter.

« Nous allons attendre la réunion de mercredi pour commenter. »

kbelley-murray@lequotidien.com

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