Ancien Walmart de Jonquière

Une rencontre avec Bernard Noël

Le Walmart de Jonquière a fermé ses portes... ((Archives))

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Le Walmart de Jonquière a fermé ses portes en 2005.

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Neuf ans après la fermeture du magasin Walmart de Jonquière, les propriétaires de l'immeuble montrent des signes d'impatience. Il y a deux semaines, le président de l'arrondissement de Jonquière, Bernard Noël, a appris à une heure d'avis que la haute direction de Smart Centers était en route vers Saguenay et souhaitait le rencontrer pour discuter de projets potentiels.

Le vaste immeuble a longtemps été associé à la prospérité économique du secteur compris entre l'autoroute 70 et le boulevard René-Lévesque, là où avait été imaginé un véritable «Power Center». Or, dans la foulée de la syndicalisation des employés du magasin, la direction de la multinationale a mis la clé sous la porte. Le départ du géant américain a pratiquement signé l'arrêt de mort du commerce dans cette portion de Jonquière, où des milliers de pieds carrés de terrain cherchent toujours preneur.

La bâtisse appartient à l'entreprise Développements centre du Saguenay, dont le propriétaire est Walmart Canada Realty. Smart Centres, dont le siège social est situé à Toronto, est l'actionnaire principal.

Bernard Noël explique que la haute direction a manifesté le désir de le rencontrer, «pour mettre un visage sur un nom et discuter de développement économique». Le courtier immobilier Roger Doré, chargé de vendre l'immeuble, était également présent, tout comme un dirigeant anglophone de la compagnie.

«On a regardé différentes choses. J'ai parlé d'un magasin Simons. Ça fait longtemps que je rêve de ça pour Saguenay. Je leur ai demandé de faire des approches auprès d'eux. Je leur ai aussi dit que ce secteur est le seul visible de l'autoroute. Chaque jour, des gens du Lac et de la Côte-Nord repartent chez eux avec des paniers d'épicerie remplis de marchandise de chez Costco. Ils seraient en plein dans ce marché", réitère Bernard Noël.

Le conseiller municipal a aussi suggéré l'implantation d'un magasin à grande surface dans le créneau des loisirs, vu la popularité de la motoneige et des sports nautiques en région. Toutes ces possibilités seront analysées, dit-il, même celle de modifier le zonage de l'immeuble pour l'intégrer au parc industriel pour qu'une usine ou des ateliers puissent s'y établir.

«Si personne ne l'achète, à un moment donné, il va falloir se poser des questions. Le problème, c'est que c'est très grand et le groupe électrogène est situé à un seul endroit. Ça devient compliqué de faire des condos ou d'avoir plusieurs commerces», pointe Bernard Noël.

Le courtier Roger Doré affirme qu'il reçoit toujours des demandes provenant d'acheteurs potentiels.

«Le mieux qu'on peut faire pour qu'un projet se réalise, c'est de ne pas en parler sur la place publique», a-t-il fait valoir. Roger Doré ajoute que le Walmart est un «dossier lourd en termes d'espace» et un «immeuble complexe». Selon le rôle d'évaluation en vigueur, l'immeuble d'une superficie d'un million de pieds carrés a une valeur de 11,3 millions $.

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