Saint-Honoré veut vendre son camion de pompiers de 1941

Un si beau camion-citerne

Selon Richard Gaumond, pompier militaire et évaluateur certifié... ((Photo Rocket Lavoie))

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Selon Richard Gaumond, pompier militaire et évaluateur certifié de voitures anciennes, seulement une quarantaine de ce modèle Ford deux tonnes ont été produits en 1941.

(Photo Rocket Lavoie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Si la base militaire régionale et la municipalité de Saint-Honoré sont intimement liées par l'histoire, voilà que le destin les rapproche encore plus.

La petite localité détient un véritable trésor depuis près de 50 ans, mais ses dirigeants l'ignoraient avant tout récemment: un camion de pompier Ford deux tonnes construit en 1941, identique au tout premier camion-citerne de la 3e Escadre de Bagotville. Seulement une quarantaine d'unités du genre ont été fabriquées par la compagnie Thibeault au Québec. Véritable bijou, il pourrait s'agir de l'un des derniers modèles du genre existant au Canada. Le camion est également doté de six casques de pompiers originaux.

Le caporal-chef Richard Gaumond, un pompier militaire, agit également comme sapeur volontaire à Saint-Honoré. Évaluateur certifié de voitures antiques, il a récemment reçu le mandat de vendre le camion au nom de la municipalité. Il faut dire que le véhicule n'est utilisé qu'une fois l'an, dans le cadre de parades.

Richard Gaumond savait que le camion provenait de la force aérienne. Il a été acquis par Saint-Honoré pour la somme de 27 000$ en 1959, à une époque où les petites municipalités n'avaient pas les moyens de se procurer des véhicules neufs. Après analyse, et en comparant des photos datant des premières années de la base, Richard Gaumond a constaté que le camion est en tous points pareil à celui qui trônait autrefois dans la caserne de la base. Emballé, le pompier croit qu'il pourrait même s'agir dudit véhicule. Cet élément reste toutefois à préciser en comparant les numéros de série.

«Ces camions-là étaient construits sur mesure. Un modèle comme ça peut valoir jusqu'à 70 000$ sur le marché américain aujourd'hui. Tomber sur un camion comme ça équivaut à une chance sur un million. On ne retrouvera jamais une pièce d'équipement comme ça», a fait valoir le caporal-chef, rencontré tout à fait par hasard au Musée de la défense aérienne de Bagotville, où nous menions une entrevue.

Photographies en main, le militaire était venu rencontrer le curateur de l'établissement pour le mettre au fait de l'existence de ce véhicule possédant une très grande valeur historique, non seulement pour la région, mais pour l'ensemble des forces canadiennes. Si le camion honorien s'avère être celui émanant de Bagotville, la coïncidence serait inouïe. Sensibilisée à la richesse de cet objet de patrimoine par Richard Gaumond, la municipalité de Saint-Honoré a signifié son désir de voir le camion demeurer en région.

Un trésor

Claude Chamberland, qui agissait comme curateur du Musée de la Défense aérienne de Bagotville jusqu'en juin dernier et qui assure aujourd'hui la transition, n'en croyait pas ses yeux lors du passage du caporal-chef Gaumond.

«C'est un trésor!», a-t-il lancé, scrutant le laminé noir et blanc du camion de pompier de la Base de Bagotville, immortalisé sur pellicule en 1942. «Il y a définitivement de l'intérêt. On va en parler au conseil d'administration et on va statuer là-dessus», a-t-il conclu. Même si le camion ne s'avère pas être précisément celui de Bagotville, le musée y verrait tout de même un intérêt, vu sa rareté et considérant le lien direct avec la genèse de la base.

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