Une dizaine de cadres mis à pied chez RTA

La haute direction de Rio Tinto Alcan a procédé à une modification majeure des... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(CHICOUTIMI) La haute direction de Rio Tinto Alcan a procédé à une modification majeure des équipes de gestion de ses usines du Saguenay avec le congédiement d'une dizaine de cadres supérieurs qui ont quitté l'entreprise le 1er novembre.

L'annonce de cette réorganisation, qui a créé un véritable climat d'incertitude au sein du personnel-cadre de l'entreprise,

a été annoncée dans les différentes usines avec la publication du Bulletin en direct. Elle modifie donc de façon importante la structure de gestion avec comme principal objectif une réduction des coûts de production dans les usines de l'ordre de 2 M$ par année.

«La direction de Rio Tinto Alcan procède à la mise en place d'une direction unique pour les usines Métal primaire du Complexe Jonquière, incluant la gestion de l'usine Strathcona, située en Alberta ", stipule le texte du communiqué.

Carol Nepton assumera le rôle de directeur général. Emmanuel Bergeron et André Martel occuperont le rôle de Directeur adjoint aux opérations.

Ces trois cadres dirigeront l'aluminerie Arvida ou Complexe Jonquière, le Centre technologique AP-60 et l'usine de traitement des brasques. Pour l'entreprise, la création d'une seule entité " permettra un meilleur positionnement stratégique pour Rio Tinto Alcan ".

«Ce changement favorisera la mise en place de synergies dans tous les secteurs du Complexe Jonquière. Il permettra également de maximiser tout le potentiel de chaque domaine d'expertise - santé et sécurité, environnement, gestion des entrepreneurs et amélioration continue, ressources humaines entre autres ", ajoute la direction dans le Bulletin en Direct.

L'usine Dubuc tombera de son côté dans le giron de l'aluminerie de La Baie qui semble conserver son autonomie. Cette usine, dont les travailleurs ne sont pas syndiqués, est toujours traitée de façon différente par la direction de la multinationale. Stéphane Bassène est donc devenu le directeur ces deux usines.

Un entretien avec un cadre de l'entreprise a permis de comprendre que cette nouvelle opération de rationalisation au sein des équipes de gestion avait soulevé beaucoup de commentaires négatifs. Elle survient moins de 24 mois après un autre programme de rationalisation qui s'était soldé par la mise à pied d'une centaine de cadres affectés à des opérations de support à la production. Cette fois, ce sont des cadres supérieurs qui oeuvraient directement dans le système de production des usines.

«On disait que plus on était loin des cuves, plus c'était dangereux pour nos emplois. Ce n'est plus vrai et tout le monde a compris le message ", a indiqué une source du Quotidien.

La porte-parole de la société Claudine Gagnon a rappelé que l'entreprise ne commentait jamais publiquement les dossiers de ses employés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer