Salles de cuves précuites

RTA négocie une prolongation

La fermeture des salles de cuves précuites, une... ((Archives))

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La fermeture des salles de cuves précuites, une technologie vieillissante et polluante, est nécessaire à la réalisation des phases 2 et 3 de l'usine AP-60. Selon une entente conclue entre RTA et le gouvernement du Québec, deux unités sur six doivent fermer au cours des prochaines semaines.

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(CHICOUTIMI) La société Rio Tinto Alcan souhaite obtenir du gouvernement du Québec une prolongation de six ans des permis environnementaux pour l'exploitation des salles de cuves précuites d'Arvida, afin de faire la transition avec les deux dernières phases du projet AP60 dont le tonnage définitif varie régulièrement.

Pour la première fois, la porte-parole de la société, Claudine Gagnon, confirme officiellement que l'entreprise discute avec le gouvernement du Québec d'une modification à l'entente actuelle. Toujours selon la porte-parole, ces discussions sont justifiées par le fait que l'entreprise manque de temps pour faire cette transition. En effet, la faiblesse du prix de l'aluminium et les surplus mondiaux de métal gris ont amené la suspension du programme d'investissement.

La porte-parole de Rio Tinto Alcan a toutefois refusé de confirmer le nombre d'années de prolongation des permis environnementaux. Deux sources différentes ont confirmé au Quotidien qu'il s'agissait d'une période de cinq ou six ans.

«Selon les termes de l'entente de mai 2013, nous avions une prolongation de deux ans pour les salles de cuves précuites à partir du premier janvier 2015. Nous avons entrepris des discussions avec le gouvernement puisque nous voulons avoir le temps nécessaire pour faire la transition avec notre programme d'investissement ", s'est contenté de dire la porte-parole.

L'entente avec le gouvernement du Québec prévoyait une séquence de fermeture des six salles de cuves précuites du complexe d'électrolyse ouest. La première salle de cuves doit toujours être mise hors tension le 31 décembre. Les cinq autres salles devaient fermer une après l'autre sur une période de deux ans.

Il ne serait pas surprenant que le gouvernement du Québec confirme, d'ici quelques jours, la conclusion d'une nouvelle entente qui permettra de poursuivre l'exploitation de cette technologie. Les éléments qui militent en faveur du maintien des opérations sont la rentabilité de cette usine de plus ou moins 170 000 tonnes et l'amélioration des performances environnementales du procédé de production.

L'augmentation récente du prix de l'aluminium, combinée à la baisse des coûts de main-d'oeuvre dans ces salles de cuves, ont propulsé la profitabilité de l'usine. En ce moment, 70 % des travailleurs à l'oeuvre dans les salles de cuves précuites travaillent à des conditions inférieures à celles des membres du SNEAA-Unifor. Il s'agit de travailleurs à l'emploi d'entreprises de sous-traitance. Les travailleurs syndiqués ne représentent plus que 30 % du personnel.

Il est difficile, pour le moment, d'évaluer l'impact de cette nouvelle demande sur le projet AP-60. Il est toutefois ressorti des conversations avec certaines personnes bien informées que plus l'entreprise attend pour reprendre son programme, plus elle bénéficiera des progrès de la robotisation. Le complexe AP-60, lorsqu'il sera complété, produira une plus grande quantité de métal que l'usine d'Alma avec moins de travailleurs. On parle ici de l'implantation de la robotisation pour pratiquement 70 à 80 % des opérations de production.

En plus des permis environnementaux, Rio Tinto Alcan aborde d'autres sujets avec le gouvernement du Québec dont celui de l'énergie puisque la société Alcoa a conclu sa propre entente avec Québec pour le prix de l'électricité.

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