Une manne à portée de main

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) S'ils se concrétisaient tous demain matin, les quatre projets miniers en gestation dans la région (Ariane Phosphate, Stornoway, Niobec et Black Rock Mines) seraient en mesure de procurer des retombées économiques locales de 900 millions$ par année sur un horizon d'une dizaine d'années.

Ce chiffre a été dévoilé hier matin par l'économiste Jean Matusewski, de la firme A&B Data et Hélène Bourdeau, de Deloitte, à partir d'une étude réalisée pour le compte de Promotion Saguenay dans le cadre du colloque «Horizon vers le nord: les perspectives de la relance» organisé par cet organisme de développement économique.

Quelque 325 personnes, dont beaucoup de gens d'affaires, équipementiers, dirigeants d'organismes de développement économique, représentants autochtones ont participé à l'événement rehaussé par la présence du premier ministre Philippe Couillard et du ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, pendant le dîner.

Lors de leur présentation de l'étude préparée au coût de 48 000$, M. Matusewski et Mme Bourdeau ont souligné que le potentiel minier pourrait être porteur pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean avec un potentiel d'investissement de 3,5 G$ qui se doit d'être accompagné d'une stratégie de développement. Rappelant que les secteurs de la forêt et de la production d'aluminium ne sont plus ce qu'ils étaient, M. Matuszewski a révélé que même si les investissements miniers ont ralenti en 2013, il n'en demeure pas moins qu'ils ont triplé depuis 10 ans au Québec. «Nous vivons présentement une situation paradoxale pour ceux qui n'ont pas bouclé leur financement. Pourtant les affaires vont bien. Le niveau des prix des matières est le même qu'en 2005-2006, moment où l'activité recommençait. Le plan nord a été déstabilisant pour les collectivités puisque le fast track ne fonctionne pas toujours. Par contre, la fin du rythme effréné peut être l'occasion d'une meilleure préparation des projets», a-t-il expliqué.

Abordant le vif du sujet, le duo a mentionné que les données sont basées sur les dépenses en immobilisation et d'exploitation des quatre projets actifs dans la région effectuées pendant trois années de construction et sept années d'exploitation. Elle exclut les montants d'aides apportés par les gouvernements.

Avec une charge de 5000 emplois-personnes année qui constitue la charge de travail moyenne, les administrations publiques retireraient 125 M$ en revenus additionnels. Pour ce qui est des 200 fournisseurs miniers de la région ayant pignon sur rue, le potentiel calculé révèle que 207 M$ en achats de machinerie seront dans la balance, auquel s'ajoute un marché de 202 M$ en entretien et réparations. Les dépenses liées à la production d'énergie, (96 M$), en ingénierie (81 M$) en infrastructures et bâtiments (75 M$), transports (50 M$) et administration (42 M$) s'ajoutent également. «La plupart des dépenses seront d'ordre locales, mis à part la fabrication de la machinerie. Il est impossible de savoir ce que vous pourrez aller chercher. Ce sont des ordres de grandeur», constate M. Matuszewski. Soulignons que les chiffres mentionnés ne tiennent pas compte des changements dus aux modifications du projet d'expansion de Niobec.

Parmi les données encourageantes, les économistes ont précisé que 75% de la valeur des projets d'investissements industriels sont associés à ceux qui ont un accès direct à des terminaux maritimes.

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