Hausse des frais de garderie

Des centaines de familles manifestent

Réunis sur le stationnement des Galeries Jonquière, parents,... ((Photo Michel Tremblay))

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Réunis sur le stationnement des Galeries Jonquière, parents, enfants, grands-parents, éducatrices et responsable de service de garde, entre autres manifestants, ont fait part de leur mécontentement face à la disparition du principe d'universalité dans les garderies.

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(JONQUIÈRE) Des centaines de familles de la région ont joint leur voix à celles de milliers d'autres à travers le Québec, hier, pour dénoncer une hausse éventuelle des frais de garderie.

Réunis sur le stationnement des Galeries Jonquière, parents, enfants, grands-parents, éducatrices et responsable de service de garde, entre autres manifestants, ont fait part de leur mécontentement face à la disparition du principe d'universalité dans les garderies. Ils étaient près de 500 à s'être mobilisés malgré le froid, le vent et la pluie. Des autobus avaient fait le trajet depuis Roberval, Alma et La Baie.

«Il faut dire au gouvernement que ce n'est pas parce qu'il est majoritaire qu'il a un chèque en blanc de la population. Nous sommes conscients des efforts à faire pour l'assainissement des finances publiques, mais nous voulons être consultés. Nous souhaitons un dialogue social pour l'avenir de nos familles», a déclaré Sandra Larouche, présidente du Regroupement des centres de la petite enfance (CPE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Étaient présents le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) affiliés à la CSN, Engelbert Cottenoir, président de la CSN du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nathalie Savard, présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ), et Jean-Marc Crevier, représentant régional de la FTQ.

Participation

«Je suis très content de la participation des familles. Nous voyons que la population a à coeur le réseau et nous lançons le message au gouvernement qu'il est temps de ramener le dialogue», a pour sa part souligné le directeur du Regroupement des CPE de la région, Élie Truchon.

Rappelons que le gouvernement Couillard compte augmenter le tarif de base de 7,30$ à 8$ par jour dès le 1er avril. Le tarif serait modulé en fonction du revenu familial des parents. Il y aurait également une «contribution additionnelle» pouvant aller jusqu'à 12$. Cette contribution serait exigée au moment de la production de la déclaration de revenus.

Selon l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), les CPE ont contribué à la hausse de 5,1 milliards$ du PIB grâce à la présence de 70 000 femmes sur le marché du travail. L'AQCPE souligne que selon les chercheurs Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie Saint-Cerny, pour chaque dollar investi, les retombées pour le gouvernement sont d'au moins 1,50$.

L'AQCPE invite la population à signer la pétition en ligne sur le site de l'Assemblée nationale et à porter un morceau de casse-tête à la boutonnière.

«Il s'agit de l'un des acquis les plus importants des vingt dernières années. Le gouvernement met à terre un régime qui a fait ses preuves et qui a été mis sur pied pour soutenir les jeunes familles et permettre aux parents de travailler d'une façon équitable. Le gouvernement peut reculer, comme il l'a fait pour les conservatoires.»

Sylvain Gaudreault, député péquiste de Jonquière

«L'heure est grave. La société québécoise vient de dire au gouvernement d'arrêter, que ça n'a pas d'allure. Il s'agit de mesures simplement idéologiques et c'est à notre avenir qu'on vient toucher. Dans les milieux défavorisés, les services de garde sont souvent le seul accès des enfants à un milieu éducatif. Dernièrement, j'ai rencontré quatre jeunes filles monoparentales qui ont pu poursuivre leurs études grâce à ça.»

Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) affiliés à la CSN

«Les jeunes sont notre avenir et nous voulons qu'ils soient accessibles à tout le monde. Il ne faut surtout pas revoir la tarification. Le Parti libéral n'a jamais dit qu'il allait s'y attaquer. Philippe Couillard ne comprend plus le français et nous lui disons ''non!''»

Nathalie Savard, présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ)

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