Fermetures de commerces au centre-ville

Pas de quoi s'alarmer

Le centre-ville de Chicoutimi sur la rue Racine... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Le centre-ville de Chicoutimi sur la rue Racine se tire bien d'affaires face aux grandes surfaces. Les commerces y vivent assez bien dans une bonne proportion.

(Photo Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Même si les centres commerciaux attirent toujours son lot de clientèle, la survie commerciale du centre-ville de Chicoutimi n'est pas menacée, loin de là.

Roch Delisle, de la mercerie Laflamme sur la... ((Photo Rocket Lavoie)) - image 1.0

Agrandir

Roch Delisle, de la mercerie Laflamme sur la rue Racine, connaît de bonnes années dans la vente et estime que le centre-ville se porte bien.

(Photo Rocket Lavoie)

Au cours des derniers jours, la propriétaire de la boutique Marie-Josée (Arvida), Émilie Gauthier, écrivait sur Facebook qu'elle regrettait la fermeture du Passion Café-La Sandwicherie et sous peu de Planète Rock, sur la rue Racine à Chicoutimi.

Elle lançait un cri du coeur en voulant sensibiliser la clientèle au danger d'acheter sur Internet, autant pour le consommateur que pour les commerçants locaux.

« Est-ce que c'est ça, le triste destin des entreprises indépendantes? Est-ce que nos centres-villes sont en voie de devenir vide et désertique? Plusieurs déploreront la situation, mais combien d'entre eux privilégient réellement l'achat local? », note Mme Gauthier.

La propriétaire de la boutique de vêtements féminins du Carré Davis à Arvida ne veut pas être alarmiste, surtout que ses affaires tournent très bien. Sans dénoncer l'achat en ligne, elle met en garde les citoyens qui favorisent cette migration.

« Il faut se conscientiser sur l'achat local, encourager nos commerces et nos artistes. C'est ce qui fait que notre région fonctionne. Nous sommes en mesure de donner un service personnalisé à nos clients. Nous les connaissons et nous savons ce qu'ils préfèrent. »

« Et les gens ne réalisent pas nécessairement des économies en achetant sur Internet. Les prix en boutique sont sensiblement les mêmes, il n'existe pas de programme de fidélité et il n'est pas évident de retourner un item qui ne fait pas. Et plus nous enverrons l'argent à l'extérieur, plus l'économie régionale sera boiteuse! », croit-elle.

Malgré ces bonnes paroles, Guylaine Gagnon, la propriétaire de Planète Rock, mettra fin à ses activités dans les semaines à venir après près de 20 ans d'exploitation.

« Plusieurs petites choses sont venues à bout de moi. Les achats sur internet et eBay font mal. Les gens ne paient pas le transport et obtiennent des prix plus bas. Certaines personnes viennent essayer des vêtements, prennent en note la grandeur et l'achètent ensuite sur Internet », mentionne Mme Gagnon, dont la boutique compte huit employés, dont quatre ont 19 années d'ancienneté.

« De plus, le stationnement au centre-ville est difficile. Il faudrait aussi avoir davantage de boutiques spécialisées afin de se différencier des centres commerciaux », dit-elle.

À quelques dizaines de mètres de là, Roch Delisle, propriétaire de la mercerie Laflamme, ne vit pas la même situation. Il ne craint pas les achats sur Internet.

« Je me suis adapté. Oui des gens viennent ici pour essayer un vêtement et le commandent ensuite sur Internet. Lorsque le vêtement arrive, il ne fait pas, car la grandeur n'est pas la même, n'a pas la même qualité. Le client fait quoi? Il le vend au rabais ou le donne », dit M. Delisle.

« Il faut se démarquer au centre-ville. Il faut offrir quelque chose de différent. On doit offrir autre chose qu'Internet ou les centres commerciaux. On le fait avec notre choix de vêtements et en offrant surtout du service », ajoute Roch Delisle, qui ne quitterait pas le centre-ville pour rien au monde.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer