Couillard soutient que les villes ont des réserves

«Si on avait de l'argent on réparerait les rues»

Mouvementée, bruyante et controversée: la première année du... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Mouvementée, bruyante et controversée: la première année du quatrième mandat du maire de Saguenay, Jean Tremblay, a été très particulière.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La résistance s'organise chez les maires qui s'insurgent contre la facture de 300 millions $ découlant des compressions du nouveau pacte fiscal annoncé par Québec. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, prendra part à une rencontre qui devrait réunir, en fin de semaine, ses homologues des villes de Gatineau, Laval, Longueuil et de Trois-Rivières.

Tous ces dirigeants estiment que ces nouvelles compressions se traduiront probablement par des hausses de taxes dans leur municipalité. Or, hier, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré qu'il exigera des comptes aux municipalités qui recourront à une hausse des taxes.

Son collègue des Affaires municipales, Pierre Moreau, a pour sa part déclaré en point de presse que les municipalités de Saguenay et Trois-Rivières exagèrent " grandement, pour une raison très simple " et que " sur la base des états vérifiés de ces deux municipalités, elles ont des surplus qui leur permettent d'absorber entièrement, sans lever un seul sou de taxe additionnelle. »

Pas de leçons à donner

Invité à réagir à ces propos, le maire de Saguenay rétorque qu'aucune municipalité n'a de " l'argent de trop ". " On n'est pas capable de réparer nos rues, mais il y a de l'argent de trop dans nos budgets! Y'a pas une ville du Québec qui a de l'argent à la banque! Si c'était le cas, je la mettrais d'abord dans les rues, mais pas à la banque! ", réplique-t-il en entrevue téléphonique.

Pour lui, il est impossible de terminer l'année sans surplus ni déficit. Et prévoir un léger surplus relève d'une saine gestion qui permet de parer à des imprévus ou de procéder à des travaux qui avaient été reportés. " Dans l'année, tu peux avoir toutes sortes de surprises. On ne peut pas arriver pile dans nos dépenses à la fin de l'année. Or, il est interdit de faire des déficits. Quand tu fais ton budget et que tu n'as pas le droit de faire un déficit, tu t'organises pour gérer serré toute l'année et arriver le plus près possible, mais je pense qu'arriver à un surplus de 1 %, c'est pas pire, plaide-t-il. D'ailleurs, si on arrivait avec un déficit, ils (gouvernement) nous diraient qu'on ne sait pas gérer. »

Le maire de Saguenay rappelle que les villes sont souvent confrontées à des imprévus. Il cite en exemple la fermeture du pont Dubuc, endommagé par un incendie, dont les frais générés auraient pu se traduire par une facture salée pour la municipalité si Québec n'avait pas décidé d'en rembourser une partie. Idem pour la plainte des policiers à la CSST concernant les radios jugées non conformes. " La CSST va rendre sa décision et si elle me dit que ça doit être réglé immédiatement, ça représente un montant de 3 millions $. Si je n'ai pas de surplus et que j'ai fait un budget très serré, qu'est-ce qu'on va faire pour s'y conformer? »

Enfin, pour le maire Tremblay, le gouvernement du Québec n'a pas de leçons à donner en matière de budget. " Ils ont tellement la formule magique qu'ils finissent toujours par des déficits. Ils ne sont même pas capables de fermer leurs budgets depuis 25 ans, mais ils font la leçon aux autres! »

Jstpierre@lequotidien.com

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