Selon Gérald Savard, préfet de la MRC du Fjord

Pacte fiscal: des pouvoirs sans l'argent

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Gérald Savard, le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le projet de pacte fiscal transitoire imposé par Québec équivaut à accorder aux MRC et villes de nouveaux pouvoirs sans que suivent les budgets nécessaires à l'accomplissement des mandats remplis par la Conférence régionale des élus (CRÉ) et les CLD.

Le préfet de la MRC du Fjord, Gérald Savard, réagit ainsi au projet de pacte fiscal qui sera ratifié dans les prochains jours par le monde municipal et le gouvernement du Québec. En entrevue, M. Savard souligne que la disparition de la CRÉ lui inspire la pitié pour les huit employés qui perdront leur gagne-pain prochainement.

Invité à se prononcer afin de déterminer comment s'organisera l'intégration des mandats de la CRÉ et des CLD au sein des MRC, compte tenu que le pacte prévoit que des mécanismes de collaboration et de concertation entre MRC seront encouragés, M. Savard mise sur la table des préfets pour apporter certaines réponses.

Cette table se réunira le 10 décembre prochain afin de tenter de déterminer un modèle de structure. « On va tenter de se donner un modèle pour représenter les syndicats, gens d'affaires, les villes. » En ce qui a trait à la gestion des 13 ententes spécifiques en vigueur parmi lesquelles on retrouve celle sur le développement du secteur agroalimentaire, le Fonds de recherche agroalimentaire, la régionalisation de l'immigration et autres, M. Savard admet qu'il y a encore des réponses à obtenir.

Toutefois, il constate que les nouveaux pouvoirs accordés avec l'intégration des CLD et les pouvoirs de la CRÉ devront être assumés avec des moyens financiers moindres qu'actuellement. Les fonds accordés aux CLD sont amputés, passant de 72 M$ à 35 M$. « On nous accorde de nouvelles responsabilités sans que l'argent suive comme ça s'est fait en 1992 lorsqu'on nous a confié l'entretien des chemins ruraux. Les montants sont gelés depuis 1992. Au CLD du Fjord, on avait un agent de développement par municipalité. Maintenant, on n'a plus d'argent pour les agents de développement. On aura un contrôle fort, mais c'est vrai qu'on aura moins d'argent. » Dans l'ensemble des cinq CLD de la région, 76 employés sont menacés de voir leur poste amputé, soit 23 à Saguenay, 18 au CLD du Fjord, 12 au CLD Domaine du Roy et une dizaine à Lac Saint-Jean est et Maria-Chapdelaine.

M. Savard estime que tout n'est pas noir dans le dossier puisque depuis 30 ans, les MRC font des représentations pour obtenir une partie des redevances minières, et sur les taxes provenant des forêts de proximité. « Pour ce qui est des CLD, on a demandé la gouvernance. On ne veut pas que ça se fasse au central. »

En ce qui a trait à la reconnaissance d'un statut particulier accordé à Québec et Montréal sans autre précision dans le document, M. Savard ne semble par particulièrement préoccupé. À la Fédération québécoise des municipalités (FQM), on n'était pas en mesure de nous donner plus de précisions sur ces statuts particuliers accordés aux deux grandes villes.

Le fonds de développement des territoires de 100 M$, créé à même les enveloppes résiduelles provenant de différents fonds après liquidation des engagements des CRÉ, constitue une perte nette par rapport aux sommes accordées dans le passé, nous a-t-on confirmé à la FQM.

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