Des vents violents soufflent sur le lac Saint-Jean

Les riverains sur les dents

Les riverains du lac Saint-Jean devraient constater lors... ((Photo Frédéric Cantin))

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Les riverains du lac Saint-Jean devraient constater lors des prochains mois et surtout au printemps un changement assez significatif dans les méthodes de travail de l'équipe de stabilisation des berges de Rio Tinto Alcan en plus d'un mode de gestion temporaire mis en place jusqu'à la fin des études d'impact sur l'environnement et le milieu social.

(Photo Frédéric Cantin)

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(Chicoutimi) Les riverains du lac Saint-Jean sont sur les dents alors que les vents violents de la fin de semaine, combinés à un niveau qui approche dangereusement les 16 pieds, ont provoqué des dommages dans certains secteurs du croissant sud du plan d'eau compris entre Saint-Henri-de-Taillon et Chambord en passant par Saint-Gédéon.

Le président de Lac-Saint-Jean 2000, Claude Duchesne, juge que la multinationale gère avec «imprudence» le niveau du lac Saint-Jean, et ce, malgré les engagements d'une gestion proactive du plan d'eau pris juste avant le début de la consultation maison tenue la semaine dernière. La situation de la fin de semaine fait dire au président Duchesne que la proposition des citoyens de gérer sous la barre des 15,5 pieds est la seule sécuritaire pour les propriétés.

«On comprend qu'ils veulent absolument turbiner au maximum, mais il faut être dans la peau des riverains. Les travaux pour réparer les bris majeurs des deux dernières années n'ont pas été faits. À plusieurs endroits, les vagues sont à la limite des biens des riverains», reprend Claude Duchesne.

Ce dernier demande à Rio Tinto Alcan ce que signifie une gestion proactive du lac Saint-Jean. Pour le moment, il constate que l'entreprise semble surtout gérer le niveau du lac selon des contraintes économiques et non en fonction de diminuer les dommages sur les plages. «Quand la météo annonce des vents de 50 kilomètres/heure et que le niveau est de 15,9 ou 15,8 pieds, il est normal que les riverains s'interrogent, surtout que l'on a appris qu'il fallait 48 heures avec tous les déversoirs des rivières Petite et Grande Décharge ouverts au maximum pour réussir à baisser le niveau du lac Saint-Jean d'un pied.»

L'organisme de défense des droits des riverains du lac Saint-Jean met en garde la multinationale contre le risque d'une nouvelle perte de contrôle du plan d'eau. Selon Claude Duchesne, les deux derniers automnes ont démontré qu'il y avait une limite à jouer avec un niveau de 16 pieds avec des risques de tempête, et ce, même si les données météorologiques ne sont pas exactement celles retenues par l'entreprise pour définir ce qu'est une tempête. Des vents de 50 kilomètres/heure pendant 5 heures en direction nord-ouest peuvent causer des dommages dans le secteur sud quand le niveau dépasse les 16 pieds.

Le responsable du site Riverains en colère, Gérald O'Bomsawin, a indiqué au Quotidien, hier, que dès dimanche, des gens préoccupés par le niveau inquiétant du lac et les vents violents qui déferlaient ont mis en ligne des photographies confirmant certains dommages. Il juge que l'entreprise n'a pas mis de temps à revenir à sa gestion traditionnelle du plan d'eau. Il est de ceux qui questionnent la nouvelle «gestion proactive».

La situation de la fin de semaine a fait dire aux personnes interrogées que l'entreprise, malgré le discours de la semaine dernière, avait toujours en tête le choix économique avant celui des berges. Claude Duchesne rappelle que RTA a toujours le droit de gérer le lac Saint-Jean jusqu'à 17,5 pieds entre septembre de l'année en cours et juin de l'année suivante.

«Si jamais il se produit une autre situation comme l'automne dernier, RTA pourra toujours nous dire qu'elle est dans son droit et c'est la réalité.»

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