L'autonomie, un an plus tard

Devant l'hôtel de ville, des travailleurs procèdent aux derniers travaux... (Marc St-Hilaire)

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Marc St-Hilaire

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(LAMARCHE) Devant l'hôtel de ville, des travailleurs procèdent aux derniers travaux d'aménagement d'un contrat de voirie qui dormait depuis des années. Les quelque 350 000$ nécessaires au projet ont enfin été débloqués.

À l'époque, jamais il n'y aurait eu consensus autour de ce projet, convient le maire Savard. Ce projet comme tous les autres, pourrait-il ajouter.

«Tout était là, dessiné, prêt à être mis en branle. Le projet avait même un nom: Au coeur du village. Mais il ne se faisait plus rien.»

Le conseil actuel est parti de loin. Du néant.

Étrangement, la devise du village semble avoir été écrite pour eux: «Un peu plus loin chaque jour».

«Cette devise-là n'est pas de moi, précise le maire. Elle était là quand j'ai été élu. Moi, je préfère dire: ''Ça marche à Lamarche''.»

Gilbert Savard est réaliste quand on lui parle de l'avenir de son village. À court terme, il ne mise ni sur la grande industrie ni sur l'implantation d'une quelconque usine qui donnerait un élan à sa municipalité, l'une des plus dévitalisées de la région.

«Chez nous, ça passe par le secteur récréotouristique.»

La splendeur du lac Tchitogama et l'accès à la rivière Péribonka sont des joyaux qui s'inscrivent parfaitement dans la stratégie de développement du Lac-Saint-Jean, laquelle a pour nom «Routes d'eau et de glace». Hiver comme été, Lamarche jouit d'une situation géographique idéale pour séduire les amateurs de plein air et de grands espaces.

«On avance lentement. Très lentement, mais je pense qu'on va dans la bonne direction. Ça n'a pas été facile cette année. Tout est à reprendre à zéro. C'est la faute à personne et, en même temps, c'est la faute à tout le monde. Il s'agit de gérer le village en bon père de famille.»

Un lourd héritage

Les chicanes internes, la tutelle et la tenue d'une commission d'enquête ont paralysé pendant plusieurs années le développement de Lamarche. Cette série d'obstacles a également hypothéqué l'avenir du village.

Rien que pour acquitter ses factures d'avocats, la localité a dû emprunter 345 000$. À l'époque, l'ancien maire Claude Bourgault avait juré de talonner le gouvernement jusqu'à ce que l'État assume cette dette. Ses efforts ont cependant été vains puisqu'aujourd'hui, ce sont les contribuables lamarchois qui sont aux prises avec le remboursement.

«Le gouvernement ne veut rien savoir. C'est une dette majeure qui nous appartient et qui doit être tenue en compte dans notre budget.»

Gilbert Savard refuse néanmoins de condamner Québec pour les décisions prises.

«Il fallait qu'il se passe quelque chose, confie-t-il. Il y avait un abcès à crever. Peut-être a-t-on voulu faire un exemple, car nous ne sommes pas le premier village à avoir vécu une tutelle. C'est juste dommage que nos citoyens aient à payer pour ça.»

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