Prisonnier durant deux heures

Prisonnier d'un silo à grains pendant près de deux heures, le propriétaire... (Gimmy Desbiens)

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Gimmy Desbiens

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(ALMA) Prisonnier d'un silo à grains pendant près de deux heures, le propriétaire d'une ferme d'Alma a été secouru par des pompiers, hier, en début de soirée. Un véritable branle-bas de combat a été déployé pour extirper le père de famille de sa fâcheuse position.

Heureusement, le silo était pratiquement vide et l'air pouvait circuler grâce à deux orifices. La privation d'oxygène ou l'absorption de gaz toxique, produit par les grains, demeurent les causes principales de décès dans de tels cas. Le sauvetage doit alors être effectué en moins de quelques minutes pour assurer la survie de la victime, et ce, sans séquelle.

Le propriétaire de la ferme s'était lui-même faufilé dans son silo un peu avant 17 h. Il a réussi à entrer par le minuscule trou situé sur le dessus de cette infrastructure. Un petit trou qui ne laisse passer qu'une personne à la fois.

Selon un employé rencontré sur place, l'agriculteur voulait nettoyer le bas de son silo. Il serait descendu avec une corde, mais il aurait été incapable de remonter.

Une quinzaine de pompiers sont intervenus à cette ferme située sur le chemin Saint-François, dans le secteur de Saint-Coeur-de-Marie. Un sapeur s'est immédiatement rendu au-dessus du silo pour vérifier l'état de l'agriculteur. Ce dernier se portait très bien, laissant le temps aux pompiers de préparer l'opération qui aura duré près de deux heures.

«C'est une opération complexe, car on a des dispositions à prendre avant même d'entrer dans le silo. Même si la personne est consciente, ça ne signifie pas qu'il n'y a pas d'accumulation de gaz de toute nature. Il faut donc faire une lecture avant d'effectuer le sauvetage. On prend donc des échantillonnages. Si le milieu n'est pas propice, on doit se doter d'équipement et procéder à la ventilation. Dans ce cas-ci, on n'a pas eu besoin de le faire ", indique Bernard Dallaire, directeur du Service de la prévention des incendies.

Des hommes-araignées sont allés à la rescousse du fermier en se rendant dans le silo. Ils ont pu ensuite sortir à tour de rôle. Le camion échelle a servi à remonter la victime, accrochée à des cordes.

Le silo dans lequel la victime se trouvait n'est pas conçu pour y accueillir une personne. Aucune trappe ne se trouve à la base, contrairement à d'autres types de silo.

«Ce n'est pas fait pour l'être humain. C'est fait pour entreposer. C'est pour ça qu'on a mis en place le sauvetage en espace clos», pointe M. Dallaire, rappelant que les sapeurs jeannois sont préparés pour ce type de sauvetage dans des endroits inusités.

Visiblement soulagée, la conjointe du propriétaire de la ferme lui a lancé la main dès que leur regard s'est croisé à sa sortie du silo. Les jeunes enfants se sont littéralement jetés sur le père qui était demeuré captif dans ce petit espace. La petite famille a suivi l'ambulance qui a transporté l'homme à l'hôpital par mesure de précaution.

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