Niveau du lac Saint-Jean

Les méthodes de RTA changeront

- Les riverains du lac Saint-Jean devraient constater... ((Photo Frédéric Cantin))

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- Les riverains du lac Saint-Jean devraient constater lors des prochains mois et surtout au printemps un changement assez significatif dans les méthodes de travail de l'équipe de stabilisation des berges de Rio Tinto Alcan en plus d'un mode de gestion temporaire mis en place jusqu'à la fin des études d'impact sur l'environnement et le milieu social.

(Photo Frédéric Cantin)

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(Chicoutimi) Les riverains du lac Saint-Jean devraient constater lors des prochains mois et surtout au printemps un changement assez significatif dans les méthodes de travail de l'équipe de stabilisation des berges de Rio Tinto Alcan en plus d'un mode de gestion temporaire mis en place jusqu'à la fin des études d'impact sur l'environnement et le milieu social.

Pendant la dernière semaine, la multinationale a fait le bilan de son programme de stabilisation dans le cadre d'une consultation maison s'adressant aux riverains, politiciens locaux et organismes. Cette consultation a permis d'apprendre certaines particularités de la gestion du plan d'eau et surtout d'avoir une vue d'ensemble du programme de stabilisation réalisé depuis 30 ans en plus des critiques émises par bon nombre de participants.

Selon la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, l'engagement pris par la multinationale de recréer les liens avec le milieu n'est pas un exercice de communication. «Il y a une volonté ferme au sein de l'organisation de donner suite à ce que nous avons entendu», a-t-elle déclaré.

Les demandes des riverains

Les citoyens ont de leur côté ont fixé la barre très haute pour la multinationale qui doit réaliser une étude d'impact pour l'obtention d'un nouveau certificat d'autorisation qui émanera d'un décret gouvernemental d'une durée de 10 ans. D'entrée de jeu, les participants ont indiqué aux représentants de Rio Tinto Alcan qu'en 2014, il était devenu inadmissible qu'une entreprise puisse conserver des droits obtenus en 1922 qui lui donnent carte blanche dans la gestion du réservoir, principalement entre septembre d'une année et juin.

Le second enjeu que les riverains et organismes ont clairement identifié est le niveau de gestion du plan d'eau. Ce niveau découle des droits d'eau obtenus en 1922. Le consensus qui s'est dégagé de la consultation maison fait état d'un niveau maximum de gestion à 15,5 pieds au lieu des 17,5 stipulés dans l'entente historique. Un niveau à 15,5 représente toutefois une barrière au phénomène de marnage (la différence entre le bas et le haut niveau d'un plan d'eau) qui se produit au printemps et qui permet de lancer le cycle biologique des marais. Ce phénomène nécessite le reflux des eaux du lac Saint-Jean dans les marais.

Les bateaux

Les plaisanciers ont mis leur grain de sel dans cette consultation. Les amateurs de voile ont de leur côté fait ressortir la problématique des niveaux trop bas à certaines périodes de l'été. Il y a des problèmes pour certaines marinas, comme Saint-Henri-de-Taillon, ou les voiliers ont accès à la marina par un chenail très étroit.

En ce qui concerne les travaux réalisés pour réussir à stabiliser les berges et limiter les phénomènes d'érosion, les résultats obtenus au terme de 30 ans ont confirmé un gain de distance pour les plages pendant la durée des trois décrets. Ce gain a toutefois été balayé lors des deux derniers automnes alors que les tempêtes de vent combinées à un niveau dépassant les 16 pieds ont provoqué des dommages majeurs pour plusieurs secteurs situés dans le croissant sud du plan d'eau et ont fait reculer la berge.

En ce qui concerne la marge de manoeuvre des gestionnaires, le patron du niveau du lac, l'hydrologue Bruno Larouche, a expliqué qu'il fallait 48 heures avec tous les déversoirs ouverts dans les rivières Petite et Grande Décharge pour faire baisser le lac d'un pied.

Deux questions ont été adressées à la société par plusieurs riverains et aucune décision n'a encore été rendue par l'entreprise. Les riverains et organismes aimeraient avoir la copie intégrale de l'entente de 1922 qui a probablement été paraphée en anglais. L'autre interrogation concerna la valeur d'un pied de niveau d'eau dans le lac Saint-Jean lorsqu'il est passé dans les turbines. L'entreprise hésite toujours à dévoiler les chiffres, mais à partir des évaluations du BAPE en 1985, il est question de 20 mégawatts sur une base annuelle d'une valeur approximative de 8 M$.

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