Ancien hôtel de ville de Kénogami

Des travaux urgents et majeurs

Le mur extérieur droit du bâtiment, vu d'en... ((Photo Mariane L. St-Gelais))

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Le mur extérieur droit du bâtiment, vu d'en face, doit être sécurisé. L'entrée principale devra être revue et la porte de côté, visible sur la photo, sera condamnée. Tout le secteur droit de l'immeuble sera d'ailleurs circonscrit.

(Photo Mariane L. St-Gelais)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(Jonquière) L'immeuble abritant autrefois l'hôtel de ville de Kénogami, où se trouvent les locaux de l'école de danse Le Prisme culturel, doit faire l'objet de travaux majeurs dans les plus brefs délais. Les résultats d'expertises réalisées cette semaine par le service des travaux publics de Saguenay concluent que l'un des murs extérieurs du bâtiment construit en 1932 doit être sécurisé, de même que le plafond d'un studio situé à l'étage.

Conseiller municipal responsable du secteur Kénogami, Claude Tremblay a été surpris d'apprendre que des correctifs aussi importants étaient nécessaires, et ce rapidement. Il explique qu'au fil des ans, des travaux ont été effectués périodiquement à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice pour le maintenir en ordre. La Ville ignorait toutefois à quel point le pavillon s'était dégradé.

«On a réparé, mais pas comme on aurait dû. On réparait les urgences, on mettait des ''plasters''. Le projet de regroupement des écoles nous a joué un tour parce qu'à un moment donné, tout était ficelé et on devait moderniser la bâtisse. Les plans et les esquisses étaient faits, mais il y a eu un changement de gouvernement et Jean-Pierre Blackburn a été battu», met en contexte le porte-étendard du quartier numéro 7. L'ex-député conservateur avait annoncé la participation du gouvernement fédéral pour la réalisation du projet évalué à 5,2 millions$. Depuis deux ou trois ans, le dossier est sur la glace.

Analyse complète

L'analyse complète du bâtiment, où loge également une partie du service des travaux publics de Saguenay, a eu lieu au cours des derniers jours. Des professionnels en ingénierie et en architecture ont scruté la bâtisse à la loupe.

«Nous avons eu le portrait complet mercredi. On pensait qu'il fallait faire ça immédiatement, mais on nous a donné un délai d'une semaine pour s'organiser», poursuit Claude Tremblay.

La situation a provoqué la surprise de la direction du Prisme culturel, maintenant confrontée à un gigantesque casse-tête. Plusieurs élèves en ballet évoluent au pavillon de la danse, où sont également dispensés des cours pour adultes et les leçons des étudiants inscrits au programme arts études. La directrice, France Proulx, refuse de s'alarmer et veut surtout rassurer les parents au sujet de la sécurité de leurs jeunes.

«C'est sûr que ça bouscule. Nous sommes en pleine préparation du spectacle Casse-Noisette et le grand studio est le principal lieu de répétition. Nous allons regarder avec les gens à l'interne et trouver des solutions. Nous allons tenter le plus possible de minimiser les impacts sur les cours», dit France Proulx, qui espère pouvoir compter sur la collaboration et la compréhension des parents d'élèves du Prisme.

Les cours devraient avoir lieu comme prévu au Pavillon de la danse cette semaine. Une rencontre est prévue entre la direction de l'école et les représentants de la Ville mardi. Les parents seront informés du lieu de rechange le plus rapidement possible.

Si tout va comme prévu, la situation devrait rentrer dans l'ordre d'ici au début de janvier, croit Claude Tremblay. Le conseiller aimerait bien maintenir les locaux temporaires du Prisme culturel à Kénoagami. Cela dit, l'école dispense également des cours aux pavillons Saint-Mathias et Fatima, situés respectivement à Arvida et Jonquière, et ces endroits font partie des options envisagées.

Outre l'affaissement du plafond et la stabilisation du mur de brique extérieur, l'entrée de l'immeuble sera aussi revue, de même que les fenêtres. On ne connaît pas, à ce stade, l'ampleur des coûts des travaux. Éventuellement, les utilisateurs ne pourront plus entrer dans l'édifice par la porte située au côté, un secteur qui sera condamné.

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