RTA s'engage à rebâtir le dialogue

Le réservoir du lac Saint-Jean pourrait atteindre son... (Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Le réservoir du lac Saint-Jean pourrait atteindre son niveau maximal de 16,5 pieds en fin de semaine.

Le Quotidien, Laura Lévesque

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(JONQUIÈRE) La société Rio Tinto Alcan s'engage à rebâtir un dialogue avec les riverains et la communauté du Lac-Saint-Jean et n'attendra pas la conclusion du processus d'évaluation environnementale pour démontrer que cet engagement est sérieux.

«En réponse aux attentes exprimées, Rio Tinto Alcan s'engage à mettre en place un mécanisme de collaboration et de dialogue dès le début de la prochaine année», indique le communiqué émis au terme de la consultation maison réalisée depuis le début de la semaine par la multinationale.

Depuis le début de cette consultation, les riverains, élus et représentants d'organismes n'ont pas manqué de rappeler à la multinationale les doléances accumulées au cours des dernières années, en plus des critiques sévères sur la gestion du niveau du lac Saint-Jean au cours des deux derniers automnes.

«Rio Tinto Alcan est réellement engagée dans ce processus et a la ferme volonté de s'impliquer dans une démarche de réflexion avec les riverains. L'équipe du programme de stabilisation des berges mettra rapidement en oeuvre des actions concrètes visant à rejoindre et travailler davantage avec la communauté", indique le communiqué.

En conclusion, l'entreprise affirme vouloir jeter les bases d'une relation harmonieuse avec les riverains d'ici la tenue de l'évaluation publique de l'étude d'impact que le promoteur devra défendre devant les Bureau des audiences publiques sur l'environnement.

Ne pas revivre les années 80

Le ton et les mots utilisés par la multinationale dans ce communiqué démontrent assez clairement que la multinationale ne veut pas revivre un scénario semblable à celui des audiences publiques tenues au début des années 80. L'entreprise avait alors subi un véritable procès sur 63 ans de gestion du lac Saint-Jean.

Ce constat avait été confié au Quotidien dans le cadre d'un souper informel au restaurant Le Doyen d'Alma par le vice-président régional de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan (SÉCAL) de l'époque, Gilles Chevalier, quelques mois après l'obtention du décret permettant de mettre en oeuvre le premier programme de stabilisation des berges.

«Ce fut la pire expérience de ma vie à titre de cadre d'Alcan. C'est comme si on nous avait fait un procès pour notre mauvais comportement depuis le début du siècle», déclarait en gros M. Chevalier, qui avait pourtant vécu des conflits de travail très durs dans les installations régionales. L'engagement de la multinationale de reconstruire une nouvelle aluminerie à Alma dès le début des années 1990 s'inscrivait également dans les engagements pris par la multinationale pour se refaire une virginité auprès de la population jeannoise.

Ces audiences publiques ont passé à l'histoire puisqu'il s'agissait du premier exercice de ce genre tenu en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement sous la houlette du Bureau des audiences publiques sur l'environnement.

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