Lancement d'une machine à brasquer

Innovation chez STAS

Giovani Pucella, ingénieur en mécanique chez STAS, a... ((Photo Michel Tremblay))

Agrandir

Giovani Pucella, ingénieur en mécanique chez STAS, a travaillé avec les sous-traitants Groupe industriel Premium, de Terrebonne, et Groupe EDS pour fabriquer la machine à brasquer dernier cri.

(Photo Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'équipementier STAS ajoute une nouvelle gamme d'équipements industriels à sa production avec le lancement d'une machine à brasquer, un outil innovateur qui pourrait se retrouver dans plusieurs alumineries du monde entier.

L'équipement a fait l'objet d'une présentation au Quotidien dans les ateliers de STAS cette semaine en compagnie de Giovanni Pucella, ingénieur en mécanique/développement et innovation chez cet équipementier.

D'entrée de jeu, M. Pucella explique que le brasquage des cuves se déroule lors de la construction d'une nouvelle aluminerie ou lors de la reconstruction des cuves, une opération qui doit être recommencée tous les quatre ou cinq ans. Elle consiste à insérer la brasque (une pâte ressemblant à de l'asphalte), entre les interstices d'environ deux pouces des blocs cathodiques, dans le but d'éviter les infiltrations de bains électrolytiques. M. Pucella explique que ce travail requiert un souci de grande qualité puisque la durée de vie de la cuve en dépend. Chaque aluminerie en opération dans le monde dispose de son centre de brasquage.

Actuellement, des travailleurs effectuent le travail à l'aide de pelles et mesurent le niveau de compaction à l'aide d'instruments spéciaux. " La machine à brasquer que nous avons développée est innovante au plan ergonomique, de la maintenabilité et du contrôle de la qualité en plus d'offrir la performance requise ", affirme M. Pucella. L'équipement monté sur un pont roulant de type " gantry " se démarque des modèles du seul concurrent sur le marché par son système de motorisation et de contrôle très précis qui facilite son positionnement dans la cuve. " La grosse innovation est le module de compaction informatisée que nous avons développé et qui est en instance de brevet. Ce système offre une trajectoire complètement verticale de l'outil de travail. Cette machine permet aux opérateurs de s'éloigner et de diminuer son exposition au bruit, aux émanations et aux vibrations. De plus, ils sont en mesure de bien voir la zone de travail et de mieux se positionner ", explique M. Pucella.

Pendant toute l'opération, l'ordinateur du compacteur enregistre les mesures de compaction, les taux de densification et d'homogénéité de la pâte, des éléments critiques.

La nouvelle machine à brasquer créée avec l'aide du Fonds AP-60 a nécessité trois ans de travail et a fait l'objet de bancs d'essai pour une cuve AP-60, de Rio Tinto Alcan, puis a été ramenée aux dimensions d'une cuve AP-40 à l'Usine Grande-Baie où elle a été mise en opération pendant deux jours. M. Pucella se montre très discret sur les dimensions de la machine en raison des secrets industriels à préserver.

Marché intéressant

M. Pucella mentionne que le marché pour cette nouvelle machine s'annonce intéressant puisque le parc mondial des machines à brasquer se fait vieillissant dans les alumineries. De plus, il n'existe qu'un seul autre concurrent sur la planète et il est presque certain qu'il ne dispose de machines aussi sophistiquées que celles développées par STAS. M. Pucella a conclu en affirmant que le projet a nécessité un budget de 1 M$ en recherche et développement assuré par six personnes.

Dvilleneuve@lequotidien.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer