Philippe Couillard refuse de reculer

Québec ne cédera pas devant les manifestants, affirme le premier ministre... (Jeannot Lévesque)

Agrandir

Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(CHICOUTIMI) Québec ne cédera pas devant les manifestants, affirme le premier ministre Philippe Couillard.

Une cinquantaine de militants syndicaux ont fait le pied de grue, lundi matin, à Saguenay, devant l'Hôtel Chicoutimi, afin d'exprimer leur mécontentement à l'égard du gouvernement. Ce rassemblement coïncidait avec le passage de Philippe Couillard devant le Cercle de presse du Saguenay.

Entre autres sujets, ce dernier a réitéré sa position quant à l'assainissement des finances publiques. Selon le premier ministre, des changements majeurs - et non moins difficiles s'imposent. Aussi refuse-t-il de reculer devant le mouvement de contestation qui ne cesse de prendre de l'ampleur, partout dans la province.

«Les gens vont protester, ils vont être inquiets, mais nous allons quand même faire les changements requis. On va aller de l'avant. Pas parce qu'on veut avoir le dessus sur quelqu'un ou parce qu'on veut avoir l'air plus fort qu'un autre. Seulement parce que c'est notre devoir de le faire. Pour moi, ce genre de considération passe avant tout. On va m'insulter, on va me crier après, on va me faire du klaxon dans les oreilles. C'est bien, on a une société où l'on peut s'exprimer. Mais en fin de compte, je pense à mes enfants et aux enfants qui vont les suivre. On doit leur laisser un Québec gérable ", a plaidé M. Couillard.

Le chef libéral rappelle que le déficit anticipé, pour cette année, s'élève à 5,8 G$, et à 7,2 G$ l'an prochain, une situation que Philippe Couillard qualifie d'insoutenable.

«L'absence de rigueur budgétaire constitue la plus grande menace aux acquis sociaux du Québec ", a-t-il insisté. (...) Je ne cherche pas l'affrontement, mais ce n'est pas vrai que je suis revenu en politique, après toutes ces années, pour laisser le Québec dans l'état où il est présentement. Si on laisse aller les choses comme ça, nous n'aurons bientôt plus de liberté d'action ou de choix. »

L'administration de l'État québécois représente 28 % du PIB de la province, comparativement à 22 % en Ontario.

Le Cercle en rafale

L'aluminium au Québec

« J'ai chez moi un petit lingot d'aluminium. Quand je le tiens, c'est l'électricité du Québec que j'ai dans la main. Exporter un lingot, c'est exporter de l'énergie transformée. »

l'acier vs l'aluminium

« On est conscient qu'il existe des forces qui militent pour autre chose. Celles-ci font néanmoins partie de notre économie. On a des aciéries au Québec. Il faut être prudent. Je veux faire en sorte que le contenu aluminium soit valorisé, mais que ce soit fait de façon correcte. Il n'y a rien de pire pour une nouvelle technologie que de se faire introduire de la mauvaise façon ou avec des objectifs trop ambitieux. »

L'éventuelle fusion des centres de recherche sur l'aluminium

« Il y a plusieurs équipes qui font de la recherche quant aux applications de l'aluminium. Je pense qu'il serait bon que ces équipes se réunissent et agissent de façon coordonnée. C'est la remarque que je fais pour les intervenants de la région. On a besoin de recherche et de développement, mais il faut que ce soit davantage coordonné. »

Une aluminerie dans Roberval

« Le dossier existe. Ce n'est pas de la théorie. Il y a des conversations entre le gouvernement et l'entreprise qui en fait la promotion. Nous allons bien sûr tout faire pour que ça se réalise vite. Mais, c'est un projet fort complexe qui doit s'inscrire dans un environnement bien défini, soit celui de l'aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Nous sommes en train de négocier avec les autres alumineries. »

Le forum socioéconomique régional

« Initialement, je n'étais pas très chaud à l'idée d'un tel forum. Je n'étais pas enthousiaste. La crainte est que ce type d'événement ne soit qu'un exercice de relations publiques, avec des belles photos et une belle table de réunion d'où il ne sort pas grand-chose. »

L'avenir du Complexe Jonquière de RTA

« Les choses avancent bien. Je ne veux pas parler des détails sur la place publique, mais ça progresse très bien. Ce dont il est question avec Rio Tinto, c'est qu'il faut trouver un compromis quant au règlement sur la protection de l'air, en fonction de la nécessité d'opérer ces cuves-là pour encore quelques années. (...) Il y a un intérêt des deux côtés. Le gouvernement veut que ça reste ouvert et que les gens y travaillent encore quelques années. Il faut juste calibrer comme il faut l'ajustement à appliquer au règlement sur la protection de l'air. »

Les députés péquistes du SLSJ 

« Tous les députés de la région devraient travailler ensemble sur les dossiers qui concernent le Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

Les politiques élaborées par la CAQ et reprises par le gouvernement libéral

« Amicalement, je dis souvent à M. Legault que nous sommes toujours ouverts aux bonnes idées. Amenez-en. »

L'UQAC et l'Institut de recherche nordique

« On va demander à chacune des universités régionales, celles de Chicoutimi, de Trois-Rivières et de l'Abitibi-Temiscamingue en particulier, de déposer des idées de projets. J'aimerais d'ailleurs que ces projets soient conjoints, car si chacun des groupes présente le même projet, on ne gagnera rien. Si les universités travaillent ensemble, nous allons regarder leurs propositions de façon très favorable. »

Les Attikameks

 « Plutôt que de faire des manifestations qui inquiètent les gens pour leur emploi ou le développement économique, j'encourage les Attikameks à s'asseoir à la table. Je veux rappeler qu'il y a une entente qui ne demande qu'à être négociée et qui leur rapporte quelque 64 millions $. »

La création des CISSS

« Ce changement de structure vise à éliminer une grande partie de la bureaucratie dans le système de santé, dégager des sommes et simplifier le réseau. C'est assez extraordinaire qu'en l'espace de quelques années, le réseau ait acquis la maturité pour passer du palier intermédiaire de gestion à un système de gestion qui ne compte que le gouvernement et les régions. C'est la régionalisation poussée au maximum, à son extrême limite. (...) Les structures sont là pour servir le patient. S'il y en a trop, il faut en enlever et c'est exactement la direction que nous empruntons présentement. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer