Sécurité publique de Saguenay

Les policiers portent plainte à la CSST

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Le syndicat de la Fraternité des policiers de Saguenay a déposé une plainte à la CSST cette semaine. Les agents réclament un nouveau système d'ondes policières.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le syndicat de la Fraternité des policiers de Saguenay a déposé une plainte à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), cette semaine. Affirmant que leur sécurité est compromise, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay somment leur employeur d'investir pour l'achat d'un nouveau système radio, dont les ondes ne pourraient être écoutées par la population.

Cette histoire commence en janvier 2010. Des individus mal intentionnés s'étaient procuré des balayeurs d'ondes (scanners) sur Internet. Durant plusieurs mois, ces individus s'amusaient à brouiller les ondes policières, allant même jusqu'à intervenir directement, en insultant les agents ou en faisant semblant d'être en difficulté. «C'était vraiment dangereux, puisque durant qu'ils brouillaient nos ondes, on ne pouvait plus communiquer entre nous. De plus, nous travaillions parfois pour rien, puisqu'on était dépêché sur de fausses alertes, car ils faisaient semblant d'être en danger», a expliqué le président du syndicat de la Fraternité des policiers de Saguenay, Jean-François Imbeault, lors d'un entretien accordé au Progrès-Dimanche.

Ce dernier explique que les individus ont été épinglés et que les appareils ont été perquisitionnés. Tout de même, les policiers avaient commencé à se questionner sur l'utilisation des ondes policières par monsieur et madame Tout-le-monde.

«Nous savons qu'écouter les ondes n'est pas criminel, sauf si c'est fait avec de mauvaises intentions. Par exemple, il est arrivé à des policiers d'intervenir auprès d'individus qui savaient ce qu'on allait faire, puisqu'ils écoutaient les ondes. Et il arrive souvent que les ondes soient brouillées sans qu'on sache ce qui se passe», ajoute Jean-François Imbeault.

En novembre 2011, le syndicat a porté plainte une première fois à la CSST. «Nous voulions que l'employeur étudie la situation, car on ne se sentait plus en sécurité. Des criminels utilisent des ''scanners''. Ça commence à être dangereux et lorsque les ondes sont brouillées par une tierce personne, ça peut également compromettre nos opérations», a expliqué Jean-François Imbeault.

Selon le président de la fraternité, la Ville avait été réceptive à la demande syndicale, mais aucune action n'aurait été posée depuis la plainte déposée en 2011. «L'employeur s'était d'abord montré ouvert, c'est pour cette raison qu'il n'y avait pas eu de suite à la première plainte. Nous avions même rencontré le maire en 2013 et il s'était engagé à se pencher sur le problème. Mais depuis, nous n'avons pas eu de nouvelle. Ça traîne en longueur depuis des mois», affirme Jean-François Imbeault. Le syndicat a donc décidé de porter plainte de nouveau le 14 octobre dernier. «Nous voulons que la CSST tranche et rapidement. On n'en peut plus de travailler avec ce système désuet», affirme le président syndical. Ce dernier ajoute que la plupart des corps policiers de la province ont troqué leur système analogique pour des systèmes numériques ou même cryptés.

«De plus, avec les téléphones intelligents, il est facile d'écouter les ondes directement sur Internet. Et quelqu'un d'habile en technologie peut facilement intervenir directement sur les ondes ou les trafiquer. Ce n'est pas compliqué, on veut que la CSST tranche, afin de savoir si le système actuel représente un danger pour les policiers», affirme Jean-François Imbeault. Selon lui, l'achat d'un nouvel équipement coûterait plus d'un million de dollars à Saguenay.

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