Les travailleuses de service de garde en milieu familial en colère

Philippe Couillard reçoit de la visite

Environ 125 intervenantes en service de garde en... ((Photo Louis Potvin))

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Environ 125 intervenantes en service de garde en milieu familial ont marché dans les rues de Saint-Félicien pour déplorer leurs conditions salariales.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Plus de 125 intervenantes en service de garde en milieu familial ont manifesté devant les bureaux de Saint-Félicien de Philippe Couillard hier, afin d'obtenir de meilleures conditions salariales. Elles disent travailler 50 heures, mais elles ne sont payées que pour 35 heures.

« C'est complètement inacceptable! Nous sommes traités comme des sous-employés. Nous voulons être payés pour le travail que nous faisons. Il est temps d'agir monsieur Couillard », a lancé la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec Kathleen Courville aux travailleuses provenant de la région et de Chibougamau qui ont décidé de faire une journée de grève pour démontrer leur mécontentement. Elles étaient rassemblées au pied de l'hôtel de ville de Saint-Félicien où se trouvent les bureaux du premier ministre.

Les intervenantes ont marché dans les rues de Saint-Félicien de l'Hôtel du Jardin jusqu'au bureau du chef du gouvernement pour porter leur message.

Habillées d'un chandail noir avec un grand cercle rouge arborant le chiffre 50 à l'intérieur pour signifier le nombre d'heures qu'elles travaillent par semaine, les marcheuses ont scandé leur volonté d'avoir des conditions plus décentes.

Cette grève d'hier touchait 580 « garderies » de la région, ce qui a eu des répercussions sur environ 3500 enfants. Si le gouvernement ne répond pas aux demandes, les pressions vont s'intensifier et une journée de grève provinciale sera tenue lundi. « La balle est dans le cas de la ministre Francine Charbonneau. Elle doit nous revenir avec de nouvelles propositions dès demain (aujourd'hui) car sinon, nous allons être plus visibles à partir de lundi. En ce moment, les offres sur la table ne tiennent pas compte des heures travaillées et ne tiennent pas compte de la reconnaissance des responsables des services de garde. On ne nous offre rien », a-t-elle affirmé.

Kathleen Courville donnait l'exemple suivant : les responsables reçoivent 70 % de leur salaire lors des vacances. La proposition de l'augmenter à 78 % et d'accorder des augmentations de 0,5 % est jugée nettement insuffisante.

Kathleen Courville et la présidente régionale Julie Saint-Arnaud disent bien être conscientes du climat d'austérité économique, mais jugent que leurs membres méritent une rémunération qui se colle à leur réalité. « On est prêt à faire notre part, mais on veut un minimum de reconnaissance de la part du gouvernement parce que nous prenons soin du Québec de demain et on travaille vraiment 50 heures par semaine », a mentionné Julie Saint-Arnaud.

Selon les deux présidentes, les intervenantes ne prennent pas en otages les parents en service de garde. Elles pensent le contraire. « Nous avons l'appui d'un bon nombre de parents. Et je veux vous donner leur nom et numéro de téléphone », a mentionné la présidente régionale.

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