Elle veut ajouter son grain de sel

L'UQAC n'avait pas été mise au courant

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) L'Université du Québec à Chicoutimi ignorait que le gouvernement du Québec et des universités des grands centres (Montréal et Québec) voulaient créer l'Institut nordique du Québec pour réaliser des recherches en lien avec le Plan Nord.

« Ce n'est pas une mauvaise idée en soi. Nous allons prendre connaissance du communiqué de presse et par la suite nous ferons les représentations nécessaires auprès des organisations pour présenter nos expertises dans les domaines nordiques », a commenté le porte-parole de l'UQAC, Jean Wauthier.

Ce dernier ne voulait pas porter de jugement sur le fait que cet institut a été créé dans les grands centres plutôt que dans la région ou en Abitibi. En revanche, Jean Wauthier pense que la maison d'enseignement régionale dispose du savoir-faire nécessaire pour répondre aux besoins futurs de l'institut fondé par l'Université Laval, McGill et l'Institut national de recherche scientifique. « Nous avons de l'expertise en géologie, dans la forêt boréale, la productivité aquatique, en développement durable et auprès des autochtones pour ne nommer que ceux-là. C'est certains que nous allons pouvoir contribuer », a-t-il signifié.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, a annoncé hier que son gouvernement accordait une subvention de 3 M$ sur trois ans pour soutenir la création de l'Institut nordique du Québec. « Notre gouvernement a fait du Plan Nord un pilier de son action pour soutenir la relance économique et c'est pourquoi nous soutiendrons l'Institut nordique à titre de partenaire. Notre objectif est de mettre en valeur le plein potentiel du Nord, le protéger et l'habiter de façon durable et, pour cela, nous avons besoin de connaissances solides dans les domaines social, économique et environnemental », a déclaré le ministre Arcand dans un communiqué.

Son attachée de presse Véronique Normandin a précisé au Quotidien que les Universités de Chicoutimi ou l'Abitibi-Témiscamingue seront impliquées dans le processus. « Il s'agit d'un premier jalon. Ces trois institutions sont les fondateurs de l'Institut mais un réseau sera créé qui mettra à contribution toutes les institutions qui ont de l'expertise dans le domaine nordique », a-t-elle précisé.

Des postes de chercheurs spécialisés seront créés, et des activités de maillage et de réseautage seront réalisées, assure-t-elle.

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