Syndiqué d'Alma et de RTA

Les manifestants perturbent la conférence

Le président de la Chambre de commerce et... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Le président de la Chambre de commerce et le maire d'Alma sont sortis de la salle pour s'adresser aux manifestants et les inviter à choisir un meilleur endroit pour faire valoir leur opinion. Interpellés à vif par les syndiqués, le maire d'Alma a admis qu'il était contre la loi imposée.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Alma) Une centaine de manifestants ont perturbé la conférence de la présidente de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), tenue hier à Alma, devant des dizaines de gens d'affaires et d'élus municipaux. Accompagnés de syndiqués de Rio Tinto Alcan, les employés municipaux d'Alma et des alentours ont crié leur opposition au projet de loi 3.

«On sait que le projet de loi 3 a été demandé par l'UMQ. C'est une loi bulldozer qui va détruire les relations de travail dans le futur. Pourtant, on s'est toujours placé de façon positive pour avoir les meilleurs règlements dans l'intérêt de chaque contribuable. Et on connaît nos vrais chiffres. On ne dit pas que nos régimes de retraite ne sont pas en difficultés. Mais on a pris les moyens pour protéger le futur, et il faut respecter le passé. Et le passé, c'est notre signature dans nos contrats de travail», a exprimé Patrick Gloutney, président du syndicat des cols blancs de la ville de Repentigny et président du conseil provincial du secteur municipal CPSM, qui était de passage à Alma pour cette manifestation.

La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, a quant à elle réitéré sa position en faveur du projet de loi 3.

«On parle de 4 milliards$ de déficit dans tous les régimes de retraite. Il fallait faire quelque chose et arrêter de pelleter par avant en espérant que la bourse sera meilleure. Il y a trois mois, les gens disaient que la bourse allait replacer les choses. Mais je ne suis pas certaine que les gens disaient la même chose la semaine dernière alors la bourse a fait sa plus grande chute de l'année. Ce qui est arrivé en 2008, ça peut encore arriver», a plaidé Mme Roy.

Après avoir passé quelques minutes à l'extérieur de l'hôtel Universel, où se déroulait le dîner-conférence, les manifestants se sont introduits à l'intérieur, faisant le pied de grue devant la porte de la salle. Les syndiqués scandaient leur slogan si fort que Mme Roy a accéléré son allocution pour en finir au plus vite

Le président de la Chambre de commerce et le maire d'Alma sont sortis de la salle pour s'adresser aux manifestants et les inviter à choisir un meilleur endroit pour faire valoir leur opinion. Interpellés à vif par les syndiqués, les deux hommes ont cependant admis que la négociation (régimes de retraite) était la meilleure des solutions. Mais le statu quo n'est plus acceptable, a nuancé M. Asselin.

«Ici, à Alma, il y a 11 millions sur la table qu'on n'est jamais capable d'éponger. La dette progresse, et ce, malgré les sommes qu'on met chaque année. Et ces sommes viennent des contribuables. Ça, quelque part, il va falloir que ça arrête. Il va falloir qu'on trouve un terrain d'entente. Mais la loi imposée, j'en suis contre», a exprimé le maire d'Alma, qui a reçu une pluie d'applaudissements.

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