Revendication de la présidente de l'UMQ

Les municipalités veulent plus d'autonomie

La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, de passage... (PHOTO GIMMY DESBIENS, ARCHIVES LE QUOTIDIEN)

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La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, de passage à Alma, hier, dans le cadre d'une tournée provinciale.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Alma) Le monde municipal continue sa quête pour faire reconnaître les villes comme des gouvernements de proximité. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) attend avec impatience la création d'une loi donnant la pleine autonomie aux municipalités, tout en ayant les outils et ressources nécessaires pour assumer plus efficacement leur rôle.

« On veut une loi sur l'autonomie municipale. Il faut donc d'abord des compétences bien définies comme à Ottawa et Québec. Le gouvernement fédéral, qui se fait élire par la population, fait sa reddition de compte aux Canadiens. Le gouvernement du Québec rend aussi des comptes aux Québécois. Au municipal, on se fait aussi élire par la population, mais on rend des comptes au gouvernement provincial. Oups, il y a là quelque chose qui ne fonctionne pas. Il faut que notre reddition de compte soit faite auprès des citoyens de nos municipalités », a exprimé la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, de passage à Alma, hier, dans le cadre d'une tournée provinciale.

Pas besoin d'injecter plus d'argent pour rendre effective une telle décentralisation des pouvoirs. Il faut mettre l'argent au bon endroit, répond Mme Roy, estimant que certains dédoublements pourraient être évités au Québec.

« Par exemple, les municipalités font beaucoup de planification pour les aînés, les familles, et ce, avec des budgets minimes qui viennent des taxes foncières. Il y a aussi eu la désinstitutionnalisation. Les organismes se sont ramassés avec plus de cas lourds et se sont virés vers les municipalités. L'argent n'a pas suivi pourtant. Il faut rapatrier l'argent au gouvernement le mieux placé pour répondre aux besoins. Parfois, c'est la municipalité (gouvernement de proximité), parfois c'est le gouvernement provincial », a mentionné M. Roy.

En attendant ces réformes municipales, il y a, à très court terme, une échéance budgétaire qui milite en faveur d'une reconduction de l'Entente fiscale et financière pour 2015, plaide l'UMQ. Pour les municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, cet enjeu financier représente plus de 32 millions $ chaque année en investissements dans les différents services de proximité offerts aux citoyens de la région.

Le maire d'Alma, également administrateur à l'UMQ, plaide également pour une réforme fiscale qui donnerait plus de souplesse aux élus municipaux.

« Ces sommes d'argent là sont téléguidées dans des secteurs définis. On est obligé de suivre les règles. Mais chaque municipalité connaît les besoins de sa population. L'argent pourrait être beaucoup mieux géré localement si on avait plus d'autonomie et on ne serait pas toujours obligé de quémander des autorisations du gouvernement. Ça nous empêche d'avancer », a insisté le maire d'Alma.

Le monde municipal réclame une décentralisation depuis plusieurs années. Mais le momentum n'a jamais été aussi en faveur des villes, estime la présidente de l'UMQ.

« La différence aujourd'hui, c'est la solidarité municipale. On pense à Québec et Montréal qui ont joint l'UMQ. Les liens avec la FQM sont également très bons. Avant, c'était à l'avantage du gouvernement qu'on soit divisé. Mais maintenant, on a cette force », a martelé Mme Roy, précisant que les travaux en vue du projet de loi sur les gouvernements de proximité a déjà commencé.

Ce qu'elle a dit sur...

Le projet de loi 3

« On a une bonne nouvelle qui est en même temps une mauvaise. On vit plus vieux. La semaine dernière, on a voté la retraite d'un de nos policiers chez nous (Sainte-Julie). Ça fait 25 ans qu'il est policier et il a 51 ans. Les experts nous disent qu'il va vivre encore 35 ans. Alors comment voulez-vous que l'on puisse financièrement arriver avec des prestations? »

Le programme fédéral-provincial « tiers-tiers-tiers »

« Chaque fois que le gouvernement fédéral investit 1 $, il retire 0,30 $ en impôt et en taxe. Le gouvernement provincial retire 0,27 $. La municipalité, elle, retire une hausse de son endettement si elle a dû emprunter son tiers. Dans les faits, la municipalité a contribué à 76 % de la facture nette. »

Réunir les responsabilités scolaire et municipale

« Nous n'accepterons aucune responsabilité supplémentaire s'il n'y a pas les argents pour aujourd'hui ou demain. Ce n'est pas un cadeau de se ramasser avec les écoles qui n'ont pas été entretenues depuis 25 ans. »

Fusion de l'UMQ et FQM

« Ce sont deux organismes qui ont leur raison d'être. Certains se sentent plus confortables d'être avec l'un ou l'autre. Je n'envisage donc pas de fusion. Mais j'envisage une étroite collaboration dans les travaux qu'on a à effectuer.

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