Expédition internationale au Pérou

Philippe Bouchard récompensé

La persévérance et l'excellente forme physique du cadet Philippe Bouchard de... (Courtoisie)

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Le Quotidien

La persévérance et l'excellente forme physique du cadet Philippe Bouchard de Saint-Honoré lui ont permis de vivre une expérience exceptionnelle, du 8 au 21 septembre, alors qu'il a fait partie des 17 heureux élus parmi plus de 50 000 cadets au Canada pour prendre part à une expédition internationale au Pérou, sur le site aussi magique que majestueux de la Cité sacrée des Incas.

Membre du Corps de cadets Inter-Éléments de Falardeau/Saint-Honoré (92), Philippe Bouchard a en effet vécu une aventure de rêve qui lui a permis d'en apprendre beaucoup plus sur lui-même et sur la culture péruvienne, mais aussi de continuer à se surpasser. Le jeune homme, qui amorce sa 6e et dernière année au sein de son corps de cadets, a été sélectionné en fonction de critères très stricts. «C'est vraiment une récompense pour les meilleurs cadets au Canada», souligne fièrement la capitaine Lana Chiquette.

Les 18 cadets retenus à la suite de cette sélection rigoureuse n'étaient pas assurés de leur billet pour autant. Juste avant de s'envoler pour le pays des Incas, tous les candidats ont dû se soumettre à une série d'exercices physiques destinés à s'assurer de leur capacité à séjourner dans les sentiers de Lares et dans la jungle jusqu'au mythique site Inca du Machu Picchu. Philippe Bouchard a passé le test haut la main, mais l'un d'eux a raté de peu les tests et a malheureusement dû rester au pays.

Vivre en altitude

Une fois leur billet en poche, les 17 heureux élus ont effectué des emplettes pour compléter leurs bagages. Les choix devaient être judicieux, car ils partaient pour 20 jours sans possibilité de laver leurs vêtements.

«C'est une expédition qui te sort de ta zone de confort. On a testé nos limites ''au boutte''. La plus longue marche que nous avons faite était de 23 kilomètres en une journée dans la Vallée des Incas», mentionne celui qui a notamment eu la chance de faire du trekking, de la descente en vélo de montagne (à 1430 m d'altitude) et de la tyrolienne (dont une de 1,5 km), en plus de se baigner dans des eaux thermales, de visiter des ruines sacrées et le site des salines.

Le cadet Bouchard a été fort impressionné par les ruines de Sacsayhuaman et de la Vallée sacrée. «Dans cette vallée, toutes les pierres sont empilées d'une façon si parfaite qu'il est impossible d'y insérer une feuille de papier. Ils nous ont expliqué que ces roches provenaient d'un site situé à 12 kilomètres de là. C'est magique! Une des roches devait faire deux fois ma grandeur et peser facilement 400 tonnes», mentionne-t-il. Le site du Machu Picchu l'a tout autant fasciné. «Il y avait la Porte du Soleil d'où, tout en haut, on avait une vue panoramique incroyable!»

Cela dit, Philippe Bouchard a pu constater que cette fameuse forme physique était un élément essentiel durant ce périple. «Même moi qui suis super en forme, j'ai eu le mal de l'altitude à 3800 mètres, avec des maux de tête intenses et des nausées», raconte celui qui a pourtant déjà fait du saut en parachute. Malgré toutes les précautions prises, il est difficile de prévoir qui sera affecté ou non, puisque cela dépend de la façon dont le corps réagit. «C'est spécial que l'influence que la planète a sur nos corps.»

En début d'expédition, le groupe a dormi dans un petit village situé à 3800 mètres d'altitude «Nous montions d'un maximum de 300 m par jour.» C'est lorsqu'ils sont montés à 4500m qu'il a été éprouvé par l'altitude, mais dès qu'il a redescendu à 4200m, il avait retrouvé son entrain. «Sincèrement, je suis content que ce soit dans les premières journées. On a passé une heure et demie à 4500m avant de redescendre à 4200 pour manger. J'étais content de redescendre, car mon système s'est remis à fonctionner, dit-il. L'ascension était un bon test pour le mental parce que chaque fois qu'on pensait être arrivé, ce n'était pas le cas. Une fois parvenu à 4500m d'altitude, la vue était mémorable, même s'il y avait des nuages et un peu de neige. C'est là que j'ai ''tripé'' le plus parce qu'on est loin du monde et quand on regarde autour, il y a plein de grosses montagnes. C'est vraiment beau!»

Une première

À son insu, Philippe Bouchard a marqué l'histoire régionale des cadets en devenant le premier représentant du Saguenay-Lac-Saint-Jean à prendre part à une expédition internationale offerte par le Programme des cadets du Canada.

«Certains ont participé à des expéditions nationales, mais pour une expédition d'envergure internationale, c'est la première fois», a précisé la capitaine Lana Chiquette, ce qui a surpris le jeune homme qui ignorait ce fait.

La capitaine Chiquette a souligné que Philippe Bouchard faisait partie des quatre Québécois qui ont eu la chance de prendre part à cette expédition unique. Initialement, juste au Québec, il y avait eu 125 candidatures soumises.

«Pour lui, la persévérance a été payante. Ce n'est pas le genre de voyage que tu peux faire à l'âge de 12 ou 13 ans. Il faut que tu persévères. C'est le seul qui a persévéré et qui avait tous les critères requis», signale le capitaine Chiquette, fière de voir un membre du CC 2864 (Inter-Éléments de Falardeau/Saint-Honoré) sélectionné.

C'est le commandant des unités de cadets qui doit soumettre la candidature. La démarche a été amorcée à la fin mai début juin et la bonne nouvelle est arrivée au début juillet. Ce fut ensuite une véritable course pour faire faire le passeport et effectuer toutes les démarches en trois semaines, surtout que le jeune homme travaillait comme cadet-cadre à la base de Valcartier à Québec. Le cadet Bouchard s'est d'ailleurs distingué en faisant partie des quatre jeunes, sur les 350 candidatures reçues, à mériter la citation du Lieutenant gouverneur pour avoir été le meilleur cadet-cadre à l'emploi de Valcartier durant la période estivale. Un autre cadet de la région, Catherine Tremblay, qui étudie aujourd'hui pour devenir infirmière, avait mérité le même honneur il y a deux ans.

D'autre part, Philippe Bouchard avait eu la chance, en juillet dernier, de sauter en parachute à partir d'un hélicoptère Griffon CH-146, mettant ainsi à profit les notions reçues l'été d'avant lors d'une formation en parachutisme à Trenton.

Accueillant, mais bruyant

Au-delà des splendeurs naturelles du pays des Incas, le cadet Philippe Bouchard a pu constater que le bonheur se résume parfois à bien peu de choses. «J'ai vu que les gens ailleurs dans le monde sont heureux même s'ils n'ont pas grand-chose. Ici, un enfant va avoir un iPhone 5 et il va être heureux. Là-bas, les enfants nous couraient après. On leur donnait un petit bonbon et on avait le sourire le plus beau du monde. La vie est aussi différente. Les gens sont souriants et accueillants. Ce qui était le plus le fun, c'était de voir la différence entre les villes où les gens sont habitués aux touristes, et les villages en montagne où ils ne parlent pas beaucoup aux visiteurs.»

De retour au pays, il a trouvé que tout était bien calme. «Là-bas, ils n'ont pas de clignotants et quand ils veulent dépasser, ils klaxonnent, de sorte qu'on entend des klaxons partout. Par contre, il n'y a pas de rage au volant. Ils vont se dépasser, se regarder et klaxonner en riant», rapporte celui qui a célébré ses 18 ans deux jours après son retour à la maison.

«Le plus loin que j'étais allé auparavant, c'était en Alberta. J'aime les voyages et je rêve d'aller en Australie, mais maintenant que j'ai vu le Pérou, je veux juste y retourner. C'est vraiment beau!»

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