Anne-Marie Pilote

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Anne-Marie Pilote a obtenu la bourse Jean-Charles-Bonenfant qui lui donne accès aux coulisses de l'Assemblée nationale pendant 10 mois.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Anne-Marie Pilote vit maintenant au rythme de l'Assemblée nationale. La jeune femme originaire d'Arvida a obtenu la bourse Jean-Charles-Bonenfant pour l'année 2014-2015. Ainsi, elle aura un accès illimité aux coulisses de l'Assemblée nationale pendant 10 mois, en plus de bénéficier d'un montant de 21 000$.

Anne-Marie Pilote profite d'une expérience des plus enrichissantes. En avril dernier, au moment même où elle terminait son mémoire de maîtrise, elle a appris qu'elle obtenait la bourse Jean-Charles-Bonenfant. Seulement cinq boursiers sont sélectionnés parmi plusieurs dizaines de candidatures annuellement. Dans la région, le député de Jonquière Sylvain Gaudreault a obtenu la même bourse en 1992.

«J'ai sauté là-dessus à pieds joints», confirme la jeune femme de 24 ans. «C'est riche en apprentissages. C'est incroyable», confie la titulaire d'un baccalauréat en journalisme et d'une maîtrise en communication publique de l'Université Laval.

Anne-Marie Pilote a amorcé son stage il y a cinq semaines. Le stage se divise en deux parties pendant lesquelles elle est jumelée à un député du parti au pouvoir, puis à un député de l'opposition. Les stagiaires doivent demeurer neutres.

Elle a amorcé l'expérience en compagnie de Marie Montpetit, députée libérale de la circonscription de Crémazie et adjointe parlementaire de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique.

«Comme elle s'occupe de la santé, on travaille beaucoup sur le projet de loi 10», affirme la stagiaire qui passera les cinq derniers mois aux côtés de Véronique Hivon, députée de Joliette du Parti québécois.

«J'ai choisi deux femmes. Les députés intéressés à participer au stage soumettent leur candidature. Ensuite, nous les passons en entrevue avant de faire notre choix», s'étonne encore Anne-Marie Pilote.

Jusqu'à maintenant, la jeune femme n'est pas déçue de l'expérience qui est toutefois très exigeante.

«J'en profite, je prends tout ce qui passe. Mais je ne compte pas les heures. Je vis maintenant au rythme de l'Assemblée nationale et il n'y a pas d'horaire. C'est un rythme extrêmement rapide.»

Anne-Marie Pilote a déjà un parcours riche. Grâce aux bourses du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Fonds de recherche du Québec, elle a mené ses premiers travaux de chercheuse au Bénin, à l'été 2013. Elle s'est attardée sur l'appropriation des technologies de l'information et de la communication dans le processus d'autonomisation des femmes d'Afrique de l'Ouest.

Elle a également complété une session en journalisme international à la Napier University d'Édimbourg en Écosse et a collaboré à titre de pigiste avec Radio-Canada lors des Jeux olympiques de Londres et du passage de l'ouragan Sandy à New York.

Au cours de ses études, elle a assuré la présidence de l'Association de communication de deuxième cycle et siégé au conseil d'administration de l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux cycles supérieurs.

Elle ignore où l'avenir la mènera. C'est pourquoi elle compte bien profiter de l'expérience qu'elle vit actuellement pour prendre le temps d'orienter la suite de son parcours.

«C'est une belle année pour voir vers où je m'en vais», conclut-elle.

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