Jonquiérois greffé du rein

Don de vie pour Jean-Marc Vachon

Au moment de quitter pour la salle d'opération,... ((Courtoisie))

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Au moment de quitter pour la salle d'opération, Jean-Marc Vachon tenait la boîte contenant son futur rein, sous le regard heureux de son fils, Patrice.

(Courtoisie)

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(CHICOUTIMI) Après avoir passé les 15 dernières années à faire attention en raison de problèmes d'insuffisance rénale, Jean-Marc Vachon peut maintenant mordre à pleines dents dans la vie.

Le Jonquiérois de 61 ans a reçu une greffe de rein, jeudi, à l'Hôtel-Dieu de Québec. Quelques heures plus tôt, une dame de 60 ans avait rendu l'âme. Auparavant, elle avait pris soin de signer sa carte de dons d'organes.

«Cette dame demeurera inconnue pour nous, mais elle sera notre héroïne. Elle a fait le don de la vie à mon père. Ce dernier s'est battu quotidiennement pour conserver cette même vie que l'on tient pour acquise en oubliant, trop souvent, d'en prendre soin jalousement», raconte son fils, Patrice, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

Vers 22 h jeudi, Jean-Marc Vachon a quitté sa chambre d'hôpital pour se diriger vers la salle d'opération. Sur sa civière, il tenait précieusement la boîte rouge contenant le rein qu'il était pour recevoir. Après une intervention de deux heures, il est revenu à sa chambre. Fatigué et épuisé, l'homme reconnaît qu'il pourra à nouveau mordre à pleines dents dans la vie.

Car les dernières années ont été difficiles pour M. Vachon, sa conjointe Diane Laforest et leur fils Patrice.

L'homme menait une vie des plus normales jusqu'à ce que la maladie frappe sans avertissement. Encore aujourd'hui, 15 années plus tard, la cause de l'insuffisance rénale demeure inconnue.

Maintenant que la greffe est réalisée, M. Vachon devra, pour le restant de ses jours, prendre des médicaments pour éviter le rejet de ce corps étranger.

Mais tout ça, ce n'est rien en comparaison de tout le plaisir qu'il pourra avoir pour les prochaines décennies.

«Je vais très bien. Je suis en feu. J'ai tout eu pour moi. L'opération n'a duré que deux heures au lieu de quatre. Le fait que le donneur avait à peu près le même poids et le même âge que moi a facilité le raccordement et l'emplacement du rein», ajoute le nouveau greffé.

«J'ai bien l'intention de mordre à nouveau dans la vie. C'est une nouvelle vie qui commence. Je peux facilement envisager vivre de 20 à 40 ans avec un rein. Ça pourrait m'amener à 101 ans. Ça devrait aller», de dire le sexagénaire avec une pointe d'humour.

Jean-Marc Vachon tient à souligner tout le boulot que les membres de l'équipe de dialyse du Centre de santé et des services sociaux de Chicoutimi (CSSSC) ont fait pour lui.

«Il s'agit d'une équipe extraordinaire. Les membres effectuent un travail fantastique durant toute la journée. J'avais droit à mes traitements en soirée afin de pouvoir travailler à mon bureau en journée. J'ai les mêmes commentaires pour le groupe de greffe de l'Hôtel-Dieu de Québec. Ils sont merveilleux.»

«Et je ne peux pas oublier ma famille. Ils ont toujours été derrière moi», a noté Jean-Marc Vachon, demandant à la population de signer la carte du don d'organes et d'aviser les membres de leur famille de leur décision.

«Ce don d'organes a permis de sauver au moins deux vies», dit-il.

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