RTA prête pour Ebola

Rio Tinto suit de très près l'évolution de l'épidémie du virus Ebola. Ayant de... (Archives)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Rio Tinto suit de très près l'évolution de l'épidémie du virus Ebola. Ayant de nombreux employés en sol africain, la multinationale fait tout en son pouvoir pour éviter que l'un d'entre eux soit infecté par la fièvre hémorragique. Et, chaque mois, les deux bateaux de bauxite en provenant de la Guinée et qui accostent à La Baie sont surveillés.

Jusqu'à maintenant, la situation ne semble pas alarmer les autorités de Rio Tinto. Toutefois, la compagnie a mis sur pied des mesures de prévention, aussitôt que le virus a gagné du terrain en Afrique, au printemps dernier.

«Nous évitons présentement tous les voyages en Afrique qui ne sont pas essentiels. De plus, nous avons distribué 3000 kits de prévention aux employés là-bas, avec des savons antiseptiques et des guides de symptômes, par exemple. Aussi, lorsqu'un employé se rend dans les zones plus à risques, nous lui demandons de rester à la maison durant quelques jours. Les employés sont tenus au courant de la situation», a expliqué la porte-parole régionale de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon. Cette dernière n'a pas été en mesure de dire combien d'employés de Rio Tinto travaillent actuellement en sol africain, ni s'il y a des gens de la région sur place.

«Nous suivons la situation de très près et nous travaillons également avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour faire de la prévention», a ajouté Mme Gagnon.

Chaque mois, deux bateaux de bauxite en provenant de la Guinée accostent aux installations portuaires de La Baie. Encore là, des mesures de prévention sont prises afin d'éviter tout risque de propagation. «Nous faisons actuellement tout notre possible pour minimiser les risques. Dès le début de l'épidémie, nous avons réagi et on s'ajuste au fur et à mesure que la situation évolue», a indiqué Claudine Gagnon.

Dans les agences de voyages

Par ailleurs, le virus Ebola ne semble pas inquiéter les clients des agences de voyages de la région. Le Quotidien a joint quatre agences, afin de savoir si les clients posaient des questions sur cette maladie qui gagne du terrain.

«Non, pas du tout. Pour être honnête, je n'en ai pas entendu parler. Il n'y a aucune inquiétude pour notre clientèle», a indiqué le copropriétaire de l'agence Michel Barrette, Patrice Lapointe. Même pour les clients qui ont planifié des voyages en Afrique et dans le sud des États-Unis, l'Ebola ne semble pas les inquiéter.

Même son de cloche du côté de la directrice de l'Agence CAA, Louise Blanchette. «Nous n'en entendons pas du tout parler. Les gens n'ont pas l'air inquiets», a affirmé la directrice.

Au Texas

Frédérick Verreault, chauffeur chez Intercar, revient tout juste d'un voyage organisé au Texas. Même directement sur place, il n'a pas senti d'inquiétude, ni des habitants de l'endroit, ni des touristes.

«En écoutant les nouvelles là-bas, on sentait qu'il se passait quelque chose, mais c'est tout. Les gens ne semblaient pas avoir conscience de la situation», a indiqué Frédérick Verreault, qui était au Texas du 28 septembre au 3 octobre.

Mercredi dernier, la première personne infectée en sol américain est décédée à l'hôpital de Dallas.

Selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé arrêté au 1er octobre, l'épidémie d'Ebola a déjà fait 3439 morts parmi les quelque 7500 personnes qui ont été infectées dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest, principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

Prainville@lequotidien.com

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