Prison de Chicoutimi

Agent correctionnel suspendu

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Selon nos informations, certains prévenus ont même dû être hébergés en cellule au poste de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) parce que la prison de la rue Price était bondée.

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(Chicoutimi) Un agent correctionnel de la prison de Chicoutimi a récemment été suspendu pour avoir molesté gratuitement un prisonnier.

Selon les informations qui circulent depuis plusieurs jours, le prisonnier Léopold Boies aurait été battu par le gardien de prison sans véritable raison.

En fait, il faut savoir que Boies, qui souffre de problèmes mentaux, a lancé un seau, rempli de son urine, de sang et de savon, au visage d'une agente correctionnelle, à la fin du mois de septembre.

À cet instant, des gardiens de prison se sont jetés sur Boies afin de le maîtriser. Une vidéo montre même que l'agent suspendu lui aurait asséné trois claques derrière la tête avant d'être arrêté par ses collègues.

Si cette intervention peut paraître « correcte » dans les circonstances, c'est la suite qui serait moins acceptable aux yeux des prisonniers, mais aussi des agents correctionnels de la prison de la rue Price, à Chicoutimi.

L'agent fautif serait descendu au trou, où avait été placé Boies, afin de lui donner une correction pour le remettre à sa place.

« Nous sommes écoeurés des gestes posés par cet individu. Nous, on essaie de faire notre travail correctement, mais il vient toujours nous mettre des bâtons dans les roues. Nous sommes tannés de cette situation et nous voulons le dénoncer », a indiqué un agent, qui n'a pas voulu s'identifier en communiquant avec Le Quotidien.

Les faits remontent déjà à plusieurs jours. La suspension imposée à l'agent correctionnel circule abondamment dans les corridors du Palais de justice de Chicoutimi.

Après avoir logé plusieurs appels au Syndicat des agents correctionnels des prisons du Québec et au ministère de la Sécurité publique, ceux-ci ont été en mesure de répondre au journal, six jours après la demande d'entrevue.

« Nous ne commenterons pas le dossier. Celui-ci se trouve dans les mains du ministère de la Sécurité publique et nous savons que l'enquête interne se poursuit », indique Mathieu Lavoie.

« Je ne sais pas si notre membre a été suspendu ou s'il l'est présentement. Nous allons attendre la fin des procédures avant de commenter », a poursuivi le président du syndicat.

Du côté du ministère, Clément Falardeau, du service des relations avec les médias, précise que son organisation n'a pas de commentaire à faire et ne peut divulguer des informations concernant ses employés.

L'avocat de Léopold Boies, Me Luc Tourangeau, n'est pas au courant de cette histoire. Il a été mis au courant de l'intervention des gardiens de prison à la suite de l'incident du seau, mais ne sait pas s'il s'est produit autre chose au trou. Son client ne lui a pas parlé des événements et n'a pas porté plainte.

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